samedi 8 décembre 2018

Conclusions enquête publique à Feuillade Souffrignac


Conclusions du commissaire-enquêteur sur l'exploitation d'éoliennes à Feuillade-Souffrignac

Le 6 décembre 2018 le commissaire enquêteur de l'« enquête relative à l'exploitation d'un parc éolien sur les communes de Feuillade et de Souffrignac » a émis un avis défavorable. Cette avis plus les annexes et les observations qu'il a reçu via internet, ainsi qu'une réponse d'ABO Wind sont téléchargeables à l'adresse http://www.charente.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-Chasse/DUP-ICPE-IOTA/Feuillade/SNC-Ferme-eolienne-de-Feuillade-et-Souffrignac-ABO-WIND .

L'enquêteur a reçu 259 commentaires : 24 (9%) favorables, 226 (87%) défavorables et 9 (4%) d'autres expressions. S'y ajoute 1412 signatures de pétitions.

Le vote des communes : 13 communes dont 3 égalité des votes, 3 défavorables, 1 sans avis, 6 favorables. A signaler que l'une des communes concernées est défavorable au projet (Souffrignac), l'autre a voté à égalité pour et contre (Feuillade).

Sigrun Strunk, Javerlhac et la Chapelle Saint Robert

Nous sommes riches mais nous ne le savons pas

Lorsque je dis : nous sommes riches mais nous ne le savons pas, je pense aussi aux sites archéologiques, à toute notre histoire que nous ne connaissons pas. Aussi, plus le temps passe et plus je pense qu'il faudrait absolument faire un petit livre en 3 langues occitan, français et anglais sur les 20 qui font l'histoire de notre Communauté de Communes. Sur la page de gauche, une ou plusieurs photos, et en face un commentaire très bref en trois langues. A la fin du livre, des notes plus importantes pourraient être proposées.... Bien sûr, il faudrait le faire ensemble avec les offices de tourisme, les élus et les associations du coin qui connaissent le terrain.

Nous devrions donc constituer une équipe avec historiens locaux, photographes...
A partir de photographies de lieux et des textes très courts qui les accompagneraient, nous pourrions prendre conscience de la richesse de notre passé.

Ce livre se vendrait bien auprès des touristes et pourrait bien sûr être utilisé par les enseignants par la suite.

Par exemple : ORDRE CHRONOLOGIQUE TRES IMPORTANT

Le paléolithique :  Grotte de Teyjat

Paléolithique supérieur -35 000/-10 000. Représentations animalières du Magdalénien récent : rennes, cerfs, bisons, ours, aurochs et chevaux gravés. Phase ultime du développement de l'art pariétal paléolithique avant sa disparition.


Le néolithique  avec outils...

St-Barthélémy
La culture des mégalithes : Menhir de Fixard    Saint-Estèphe


La Gaule : toponymie voir le linguiste : Yves Lavalade


L'occupation romaine :

    Site Gallo Romain La villa de Lussas-et-Nontronneau est l’exemple périgourdin le mieux conservé des grandes villae qui se diffusent aux début de l’Empire dans les campagnes pétrucores. Elle complète le site de Montcaret, plus tardif, et permet de percevoir la diffusion de la romanisation depuis le chef-lieu de cité.
    Les wisigoths : je pense à Yves Lavalade qui a fait une étude sur les noms de personnes sur la commune de Saint Saud, je crois... s'il n'y a pas de trace sur le terrain (photo de l'annuaire du tél. !) et les noms dans la toponymie...
 Le Moyen-Age   :

L'art roman : Bussières, Reilhac, La Chapelle St-Robert


les Troubadours : route des Troubadours (Javerlhac... Aragon)

la langue occitane

les chemins de St-Jacques,
l'économie au Moyen Age


La guerre de Cent ans
La croix de Mallemort à Champs-Romain
Les guerres de religion :

Les révoltes populaires
: Abjat sur Bandiat


1ère guerre mondiale :

2e guerre mondiale
et la résistance (bois de Javerlhac)... maquis...

Renaissance culturelle : le Félibrige, l'IEO et  Camille Chabaneau !


Ce serait un plaisir de visiter le "pays" de lieux et apprendre à lire les paysages... laisser parler le territoire pour en saisir le passé et n'oublions pas "un peuple qui oublie son passé, son histoire, ses racines, n'a pas d'avenir " !

Jaumeta Beauzetie
Union Occitana Camille Chabaneau
union.occitana@yahoo.fr;

dimanche 2 décembre 2018

Bistrot du Parc: qu'arrive-t-il au climat?

VIVRE LE PARC – VIURE LU PARC, association des amis du PNR Périgord Limousin organise son quatrième « bistrot du Parc »


Jeudi 6 décembre 2018, à 18h

à « L’entente cordiale »* Le Bourg – 24300- Abjat sur Bandiat

Conférence débat:  « Mais qu’arrive-t-il au climat du 21ème siècle ? »


Avec pour intervenant Michel Galliot, climatologue, président de Limousin Nature Environnement


Vivre le Parc invite à échanger et débattre sur les effets du réchauffement climatique, dans une ambiance conviviale.

Entrée libre, consommations à la charge de chacun.


Patricia Huret Champniers et Reilhac



samedi 1 décembre 2018

Retour sur la consultation citoyenne à Nontron le 27 novembre 2018

J'ai participé à la réunion « un projet de territoire pour le Périgord Nontronnais ? » à Nontron. J'étais agréablement surprise par le nombre de participants. Même si un pessimiste a remarqué que nous n'étions pas nombreux, sachant que notre communauté de communes a plus que quinze mille habitants. Cependant, je pense que beaucoup de gens sont concentrés sur leurs vies personnelles avec tous les tracas quotidiens et n'ont pas le temps de « penser pour les autres ».

De temps en temps je demande à quelqu'un de la commune de Javerlhac : « Saviez-vous que Saint-Saud fait partie de la même communauté de communes ? » Parfois mon interlocuteur est surpris, mais j'ai aussi eu la réponse : « Non, … en fait je ne me suis jamais posé la question. »

Revenons à la consultation : J'aurais aimé qu'on discute des idées de projet, de la question : que faire ensemble ? En réalité nous avons passé la soirée à faire le constat de l'état actuel. J'admets que ce constat est indispensable. Si on ne sait pas où on est, il est difficile d'aller quelque part.

Mais au lieu de refaire formuler sur papier libre le constat à la fin de la soirée, j'aurais aimé avoir une feuille me demandant si je vois des choses concrètes à faire (ou à ne surtout pas faire).

Evidemment, on peut me répondre que certains points considérés comme faiblesses comportent en creux leur propre réponse. Mais une fois on reste bloqué sur le présent et une fois on se projette dans le futur.

Par exemple, l' absence de transports en commun (faiblesse du territoire, le côté négatif) peut amener à des réponses très diverses comme : plateforme de co-voiturage, transport à la demande, possibilité d'utiliser les cars scolaires pour les « non-scolaires », un système de voiture en partage, ce qui limiterait le nombre de voitures personnelles dans les grands centre-bourgs etc. (approche positif, des pistes réalistes ou pas).

Comme le parc naturel régional Périgord-Limousin parle de territoire à énergie positive la question des énergies renouvelables devrait être mentionnée dans un projet de territoire.

De mon point de vue l'éolienne est à exclure dans un territoire qui non seulement a une grande richesse naturelle mais aussi un vent qui « brille » par son absence (moyenne pluriannuelle à Nontron 7 km/h ou 2 m/s et une éolienne ne produit rien en dessous de 4 m/s ou 14,4 km/h).

Des idées énergétiques en vrac : couvrir les parkings de nos supermarché de panneaux photovoltaïques, en plus les voitures garées en-dessous se réchaufferaient moins en été et utiliseraient par conséquent moins d'énergie en climatisation en repartant, installer une station d'hydrogène pour voitures, (pré)chauffer l'eau chaude des bâtiments publics par des chauffe-eaux solaires, énergie hydroélectrique etc.

Remarque : J'utilise le masculin comme neutre, à vous de remplacer interlocuteur par interlocutrice - interlocuteur ou interlocutrice – interlocut(eur)(rice)

Sigrun Strunk, Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert

Projet de territoire en Périgord Nontronnais

Près de 100 citoyens ont déjà pris la parole !

La semaine qui s’achève a vu les trois premières rencontres citoyennes organisées par le CDD à Nontron, Saint Pardoux et Piégut faire la preuve que bon nombre d’habitants ont des idées sur le développement et l’avenir de leur territoire. Et surtout qu’ils sont disposés à apporter leur pierre à la construction d’un nouveau projet pour le Périgord Nontronnais.

Chaque soirée,  a commencé par un état des lieux qui a permis aux participants organisés par tables de 4 d’identifier, pour les uns les atouts, et pour les autres les faiblesses, de leur territoire. Puis les tables se sont associées par deux, l’une d’atouts et l’autre de faiblesses, pour soumettre leurs constats réciproquement et les enrichir du regard des autres.

   Piégut -Pluviers, salle du Minage le 30 novembre (43 participants) (photo R.Maquaire)

Cette première séquence était suivie d’une petite pause buffet autour de gourmandises salées et sucrées confectionnées par les bénévoles du CDD. Pendant ce temps une première synthèse était réalisée « en off » avec l’aide des professionnelles de La Botte de Paille. Après ce bon moment de convivialité où les échanges allaient bon train sur les réalités du territoire et de l’actualité, une synthèse des atouts et faiblesses était présentée à l’écran par grandes catégories d’enjeux, et suscitait les premiers commentaires.

   Réunion à Nontron le 27 novembre (41 participants) (photo B. Cazenave)

Les participants étaient ensuite invités à discerner ce qui leur paraissait le plus important, ou relativement moins important,  dans la diversité des constats partagés. Pour être le plus démocratique possible et ne pas abandonner les tendances aux plus influents, cet exercice de hiérarchisation s’est fait par votes individuels à l’aide de boitiers électroniques. Instantanément les participants ont pu voir apparaître les résultats à l’écran mettant en relief leur vision des enjeux majeurs ou secondaires pour notre avenir commun.

   Une rencontre interactive. Peu de discours et beaucoup d'échanges. (photo B.Cazenave)

Pour finir, après quelques échanges dans la salle, chacun était invité à rédiger une petite fiche personnelle répondant à la question « A partir de notre constat collectif de ce soir, quelle est selon moi la priorité pour l’avenir de notre territoire ? ». Le silence qui régnait dans la salle pendant cette dernière séquence laisse à penser que la récolte sera fertile.

   Réunion à Saint-Pardoux le 29 novembre (25 participants) (Photo R.Maquaire)

D’autres rencontres citoyennes sont prévues prochainement. Tout d’abord le 4 décembre avec des invités tirés au sort parmi les habitants des 28 communes du territoire. Puis le 18 décembre avec des jeunes du territoire, issus des classes de première et terminale du Lycée de Nontron.

Toutes ces contributions citoyennes seront portées au Comité de pilotage, composé pour l’élaboration de ce projet de 6 élus communautaires et de 6 représentants de la société civile, et qui les associera à sa propre réflexion. Ensuite le Comité envisage de proposer début 2019 des ateliers thématiques ouverts, correspondant aux différents enjeux majeurs définis pour notre territoire.

Cette nouvelle étape devrait permettre aux citoyens et aux acteurs locaux de participer à un travail d’approfondissement des orientations et de définition des objectifs, en fonction des thèmes sur lesquels ils pourront apporter leur expérience ou leur connaissance particulière. Toute cette démarche devrait aboutir à un projet formalisé en juin prochain, mais son contenu devra pouvoir évoluer au fil des années.

Alain Dionneau, Busserolles



Conseil communautaire du jeudi 6 décembre 2018

18h30 - Salle des fêtes de Saint-Saud-Lacoussière

Les séances du Conseil Communautaire sont ouvertes au public . Vous pouvez y assister librement en temps qu’auditeur. Les 42 élus communautaires débattront et décideront sur les sujets suivants inscrits à l’ordre du jour.



Questions supplémentaires:
- Délibération fonds de concours eaux pluviales
- Proposition de convention annuelle avec l'association de l'Office de tourisme intercommunal: moyens budgétaires pour 2019 

vendredi 23 novembre 2018

Consultation citoyenne: participez!

Notre association - le Conseil de Développement Durable du Périgord Vert – a décidé d’agir auprès des élus communautaires pour que le Périgord Nontronnais se dote du projet de territoire qui lui manque encore. Elle s’est vu confier la mission de donner la parole aux citoyens et de les associer à la démarche.

 Nous avons donc le plaisir de vous inviter à une consultation citoyenne.

Soit le:
-Mardi 27 novembre à Nontron (18h30 salle Bébert)
-Jeudi 29 novembre à Saint-Pardoux la Rivière (18 h 30 salle des fêtes)
-ou Vendredi 30 Novembre à Piégut Pluviers (18 h 30 salle du Minage)

Ce projet de territoire nous engagera pour les dix prochaines années. Il pourra être mis en œuvre par la Communauté de communes (principale organisation locale de notre avenir) et les communes, mais aussi par les entreprises et les associations. Ne laissons pas quelques-uns décider sans nous, inspirons les politiques publiques locales et dessinons ensemble notre avenir !

 Vous trouverez ci-dessous tous les détails sur la participation à cette démarche.

Cordialement, Roland Maquaire, Alain Dionneau.



Compte rendu du Conseil communautaire du 12 novembre


Le conseil communautaire s’est réuni pour sa 7ème séance de l’année à la salle des fêtes du Minage à Piégut. 39 élus étaient présents autour de la table, les 3 absents ayant donné procuration. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes dans le public . Les débats ont débuté à 18h30 pour s’achever vers 21h. Un pot d’amitié était offert finalement par la mairie de Piégut aux participants.

QUELQUES DECISIONS

-Les Elus décident d’attribuer la somme de 960€ pour l’achat de cadeaux de Noël aux enfants du personnel intercommunal (- de 12 ans ).

-La CLECT (Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées) a présenté à l’ensemble du conseil communautaire ses propositions concernant l’évaluation du coût des échanges de compétences entre communes et communauté de communes, permettant ainsi des reversements financiers de contreparties. Les conseils municipaux doivent aussi approuver ces propositions. Ces transferts doivent ainsi, en principe, éviter des modifications de fiscalité entre communes et communauté de communes.

-Prêt Relai Le conseil communautaire décident d’emprunter 127 985 €  correspondant à des subventions à toucher . Ces subventions qui seront versées tardivement entrent dans le plan de financement de l’opération permettant l’installation de 3 artisans sur la friche industrielle de « La baguette de bois » à Saint-Front-la-Rivière. Ce prêt sera remboursé dès les subventions versées.

-Emprunt : Toujours pour permettre l’arrivée des 3  artisans, un emprunt de 86 000€ sur 10 ans financera les travaux nécessaires. Il sera remboursé grâce aux loyers versés par les 3 entrepreneurs-locataires.

Centre Aquatique Intercommunal : Afin de réduire le reste à charge financier et pour mieux rentabiliser la piscine, la communauté de communes décide d’accueillir les habitants de Dronne-et-Belle ainsi que des groupes de scolaires, ceci aux mêmes conditions tarifaires que localement . En contrepartie, la communauté de communes voisine paiera une contribution annuelle aux investissement de 32 844 €, ceci pour les 3 ans à venir.(La communauté de communes Dronne-et-Belle rassemble 22 communes autour de Brantôme et Mareuil et 11 500 habitants)

Médiathèque intercommunale de Saint-Pardoux-la-Rivière : Le conseil communautaire choisit un architecte pour assurer la maîtrise d’oeuvre de la future médiathèque qui ouvrira à St-Pardoux (photo ci-dessous) pour un coût évalué à 16 500 €, coût partagé à parts égales entre la commune et la communauté de communes.Les travaux qui s’ensuivront, non encore évalués, devraient être subventionnés à 80 % à condition, entre autre, que la communauté assure le recrutement d’une troisième personne à temps plein ( au lieu des« 2, 25 »actuellement). Ces 3 personnes devront assurer le fonctionnement de l’ensemble du réseau des bibliothèques de tout le territoire a précisé le Président M Restoin.


           Face à la mairie, bientôt la nouvelle médiathèque intercommunale.

Routes intercommunales : L’ ensemble des routes de notre territoire sont à la charge soit des communes, de la communauté de communes ou du département. Après quelques mois de discussion, la répartition entre routes communales et routes intercommunales a été adoptée ce soir par les élus communautaires. Quelques 260 km de voiries seront désormais entretenus par la communauté de communes (L’éclairage public restant à la charge des communes).

Tarifs séjour hiver : Prenant en compte le niveau de revenus des familles, le conseil communautaire fixe les tarifs pour un séjour « ski » au Mont-Dore, ceci du 18 au 23 février 2019.
Coût réel du séjour : 400 € par enfant
Participation des familles : QF de 400 €, participation de 176€ ;  QF entre 401 et 622 , participation de 182 € ; QF entre 623 et 1500, participation de 200 € ; au-dessus de 1500 €, participation de 220 €. A noter que la CAF et la MSA participent financièrement à hauteur de 32,40 € par journée-enfant.
A noter cette année l’introduction d’une tranche nouvelle supérieure pour mieux partager l’effort.
(QF : Quotient Familial : Rapport prenant en compte le montant des revenus de la famille et le nombre de personnes vivant au foyer)       


vendredi 9 novembre 2018

Le message des pierres: n'est-t-il pas encore d'actualité?

Je suis depuis longtemps en vacances à Saint Front la Riviére et très attaché à cette région. Ami de Georges Marbeck, écrivain et Nontronnais, c'est avec son accord que je me permets de vous joindre un texte qu'il avait écrit en 1987 dans une revue consacrée à la Réhabilitation rurale (Livre de Michel Senaud)

Alain Durieux. Saint Front la Rivière.  

  
  "  Petrocorii.... Si la pierre a donné son nom au Périgord , les bâtisseurs, pétyrocoriens , puis périgourdins lui ont bien rendu cet hommage. : Des humbles constructeurs de cabanes de lauzes, aux innombrables compagnons et maîtres d'oeuvre anonymes  qui leur ont succédé depuis 3000 ans , chaque génération a inscrit dans le paysage du Périgord , la marque de son savoir-faire, de son art de bâtir. Un art qui fait corps avec le roc, la terre, les bois, les gens ; un art qui tire ses matériaux du pays même  et avec eux élève ses murs, travaille ses volumes, dessine ses formes au mieux de la destination des édifices, de l'usage et du goût de ceux qui les habitent ou s'en servent dans la pratique quotidienne et saisonnière de leur métier.

    Je parle ici , moins des joyaux d'architecture justement reconnus, généralement protégés, souvent restaurés à grands frais : châteaux, églises, cités....,que des constructions séculaires plus modestes qui donnent ,  à notre campagne , son caractère, pour tout dire son âme : métairies, granges,étables , forges , moulins ,lavoirs , appentis ......

    Promeneur inlassable, familier des chemins vicinaux et des voies écartées, lorsque je vois , au détour d'un talus ,au cœur  d'un village  tomber en ruines un vieux bâtiment et , tout prés,  quelquefois tout contre, rutiler une de ces horreurs cimenteuses, normalisée, trouée d'ouvertures bêtes, couverte de fausses tuiles noirâtres , clôturée de grillage à chiens ; horreur baptisée maison individuelle , pavillon , villa salardaise , ... je ressens comme une blessure au visage du Périgord. Je pense verrue, furoncle, vérole sur mon paysage. A ceux qui persistent à construire et à faire construire ces niches torchées à la chaîne, plans courants de la banalité sauvage, j'ai envie de crier : "Arrêtez le massacre ! Arrêtez le massacre et regardez un peu p^lus loin que le bout de votre parpaing. Regardez autour de vous comment construisaient les maçons, les charpentiers,les compagnons qui n'avaient ni bétonneuse , ni camion , ni smic , ni sécu, mais savaient avec bonheur asseoir une grange sur une colline, un moulin au bord de l'eau, composer un édifice parfaitement adapté aux nécessités d'une époque et d'une beauté simple, spontanée, réjouissante, en exacte harmonie avec le site ,

    Je ne dis pas qu'il faut recopier ce qu'on fait nos aïeux ;  ils vivaient avec leur temps , vivons avec le nôtre. Je dis simplement : Regardons de prés comment  ils s'y prenaient pour faire à la fois, solide, utile et beau  , sans injurier jamais le paysage. Posons les yeux sur les moindres détails de leurs ouvrages qui on t donné figure au Périgord profond . Méditons leurs trouvailles. Peut- être alors, avec nos matériaux, nos techniques, nos impératifs, retrouverons-nous l’inspiration et le caractère qui font si cruellement défaut au tout venant  de la construction actuelle en Périgord comme ailleurs.
."

Conseil communautaire du 12 novembre


Réunion du Conseil communautaire le 12 novembre 2018 à 18 h 30 à Piégut Pluviers (salle du minage).

Ordre du jour:


vendredi 2 novembre 2018

Energies renouvelables en Périgord Vert

ENERGIES RENOUVELABLES EN PERIGORD VERT


Dans le prolongement du festival des énergies des 5 et 6 octobre au village de Beauclair à Douchapt (24350), une

conférence sur le thème :

"quelles énergies renouvelables pour nos territoires "  aura lieu  le samedi 10 novembre à la salle des fêtes de Miallet

Vous êtes particulièrement invités à vous rendre le plus nombreux possible à cette conférence qui débutera à 9h30 et s'achèvera vers 12h30

Elle sera animée par:

Alain de La Ville, architecte spécialisé en patrimoine et paysages et Serge Blanc ingénieur spécialisé en efficacité énergétique

Cette conférence est particulièrement représentative de notre volonté de débattre et de défendre des choix énergétiques soucieux des équilibres du territoire et de ses habitants.

Christian Clair
Président VIAPL
ST Pardoux la Rivière


Commentaire:
J'apprends qu'il existe des absorbeurs de CO2 qui peuvent ensuite faire de l'engrais pour l'agriculture ,aussi du carburant!.  et même même de l'électricité, voir aussi dé l'eau. QU'ATTEND T'ON POUR FINANCER CES DECOUVERTES ?,
On parle de l'environnement? pourquoi ne pas interdire la fabrication des voitures électriques (pour l'instant). Ils ne savent pas recycler les batteries et c'est un désastre pour les fabriquer, ils saccagent les Pays fournissant la silice,et en plus ils assèchent les nappes phréatiques!

Yves Pascot Augignac



samedi 29 septembre 2018

Ordre du jour Conseil comcom du 3 octobre 2018

Ordre du jour du Conseil Communautaire du 3 octobre 2018
Saint Martial de Valette 18 h 30




vendredi 28 septembre 2018

Enquête publique du projet éolien de Feuillade-Souffrignac

Depuis le 20 septembre 2018, il y a une enquête publique à Feuillade, Charente en vue d'installer 3 éoliennes entre Feuillade et Souffrignac.

Vous vous dites que c'est loin, parce c'est en Charente ? Détrompez-vous. En effet, le site se trouve à 2,5 km du village La Chapelle-Saint-Robert. Le mât de mesures du vent et son clignotement était visible depuis Varaignes. Ce mât avait une hauteur de 120 m. Les éoliennes prévues auraient 200 m de hauteur. Elles seraient visibles aussi bien depuis les remparts d'Angoulême que depuis les hlm de Nontron. Et bien sûr aucun obstacle entre l'église St Robert un monument historique classé et les trois « belles » éoliennes.

                    Photo du mât de mesures de Souffrignac au mois de mai 2017



J'ai grandi dans la plaine d'Allemagne du Nord où il y a toujours du vent. Depuis trente ans, j'habite à Javerlhac et la seule chose qui me manque ici, c'est le vent. J'ai discuté avec des personnes originaires de Bretagne qui font le même constat. Alors pourquoi un projet de construction d'éoliennes ? Je n'ai pas la réponse.

Mais en consultant le dossier d'ABO Wind qui finance le projet, j'ai constaté plusieurs incohérences : Cette entreprise a abandonné un projet d'éoliennes à Charras, parce qu'il n'y a pas de vent. (Article dans la Charente Libre http://www.charentelibre. Charras est une commune limitrophe de Feuillade.

Pour monter le dossier, l'entreprise se base sur la station météo de Montemboeuf, en Charente-Limousin. L'avantage de ce choix : l'altitude minimale 181m et maximale 342 m. L'altitude des collines où l'on veut monter des éoliennes : entre 128m et 149m. Et pour faire bonne mesure on annonce un ensoleillement comme à Limoges 1899 h/an. Pourtant l'entreprise est en possession d'une lettre de l'inao qui dit que Feuillade et Souffrignac sont dans l'aire géographique du pineau des Charente où l'ensoleillement est de 1945 h/an.

La vitesse des vents n'occupe que 4 (!) lignes dans un dossier de plusieurs centaines de pages.

Le volet environnemental est aussi édifiant. Je n'ai pas approfondi le cas des chauves-souris, toutefois en survolant l'étude j'ai été frappé qu'il y a 16 espèces avérées sur le site. Jusqu'à maintenant j'avais toujours entendu parler de 12 espèces. Je me suis juste arrêtée sur le cas des grues cendrées que je vois passer chaque printemps et chaque automne au-dessus de ma maison. Le dossier constate sur une page « Notons également le tracé du linéaire d’éoliennes est perpendiculaire à l’axe de migration des oiseaux, notamment de la Grue cendrée et des rapaces (milan, busard), d’où un risque très fort de dérangement et de collision. »

Le contexte de la citation est le point:

« 7.3.VARIANTE RETENUE

Ces études comparatives ont permis d’orienter le projet vers le meilleur consensus environnemental compte-tenu des trois variantes, à savoir la variante 2, comportant 3 éoliennes sur un seul axe :

    –  la plus lisible d'un point de vue paysager,

    –  la plus intéressante en terme d'impact acoustique au voisinage,

    –  celle permettant d’orienter le projet vers le meilleur consensus environnemental en proposant un nombre limité d’éoliennes.

    Ce choix doit nécessairement accompagner une réflexion autour du risque d’implantation possible de certaines machines à proximité même les lisières, d’où un risque de mortalité accrue à la différence d’’une situation au cœur des grande cultures. En effet, l’étude de l’avifaune en période de reproduction a montré que la diversité de ce taxon était principalement liée à la présence de haies et de boisements, avec pour espèce représentative du site l’Engoulevent d’Europe. Le risque d’impact direct (collision) et indirect (dérangement) est considéré comme fort.


    Notons également le tracé du linéaire d’éoliennes est perpendiculaire à l’axe de migration des oiseaux, notamment de la Grue cendrée et des rapaces (milan, busard), d’où un risque très fort de dérangement et de collision. »

(Source pdf 4_Feuillade Souffrignac_EIE_AU6_C.pdf, page 51, numéroté 244)

Variante 1 = 4 éoliennes, 2 = 3 éoliennes, variante 3 = 7 éoliennes. On peut interpréter ce paragraphe dans le sens qu'on aura droit à 7 engins dès que le principes de l'éolienne est accepté et surtout qu'on raserait toutes les haies et forêts à proximité. Comme cela on sera débarrassé des oiseaux et des chauves souris qui ne font que gêner l'investissement « vert ».

Maintenant que vous avez lu que les grues cendrées passent sur le site vous adorerez la conclusion quatre pages plus loin. La compatibilité avec les plans cadres, en particulier la compatibilité avec le schéma régional de cohérence écologique(srce)

« Au regard de ces cartes [échelle 1/100 000 ], il apparaît que le projet éolien de Feuillade et Souffrignac se situe en dehors des continuités aériennes de migration de l'avifaune. … Dans ces conditions, le projet de parc éolien de Feuillade et Souffrignac est compatible avec le SRCE du Poitou-Charentes. »

L'enquête est ouverte jusqu'au 22 octobre 2018 à 12h30.

Toutes les pièces du dossier sont consultables:  Ferme-eolienne-de-Feuillade-et-Souffrignac-ABO-WIND ou dans les mairies de Feuillade et Souffrignac (versions papier).

Sigrun Strunk, Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert

mardi 11 septembre 2018

Café associatif: premier RDV


Réunion publique: Demain, le Périgord Vert


SAMEDI 15 SEPTEMBRE, de 9H à 12H30
Salle du Dolmen à Brantôme (route de Thiviers)

Une opportunité à ne pas manquer :

ECHANGER ENTRE NOUS ET AVEC NOS ELUS SUR L’AVENIR QUE NOUS VOULONS EN PERIGORD VERT.

-        Comment seront préservés ou modifiés nos paysages ?

-        Comment tirerons-nous profit des nouvelles technologies ?

-        Comment pourrons-nous y bien vivre et y bien vieillir ?


Martin Vanier, un géographe de renom spécialiste des territoires, nous aidera à nous poser les bonnes questions pour rechercher les bonnes réponses.

Nos réflexions et suggestions serviront de support à l’élaboration par nos élus du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT). Il définira les orientations à partir desquelles seront mises en œuvre des actions dont dépendra en partie notre vie demain en Périgord Vert.

NE LAISSONS PAS QUELQUES UNS REPONDRE A NOTRE PLACE

 ET DECIDER DE NOTRE AVENIR


Prenons la parole le 15 septembre, et dans les réunions d’échanges qui suivront, pour contribuer à cette réflexion citoyenne !

Bruno Déroulède        Président du CDD Périgord Vert


Programme de la matinée

9h00 : café d’accueil.

9h30 : mot de bienvenue de Monique Ratinaud, Maire de Brantôme.

9h35 : un SCoT pour quoi faire ?


Introduction à trois voix, par une série de questions/réponses entre Jean-Pierre Grolhier, Président du Syndicat Mixte du SCoT Périgord Vert, Bruno Déroulède, Président du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, et Martin Vanier.

10h15 : « Faire avec » quelles parties prenantes pour réussir le SCoT que nous voulons ? Echanges avec six acteurs représentatifs des forces vives du Périgord Vert.

11h30 : faire un SCoT autrement ? La parole aux citoyens.

Débat ouvert avec tous les participants.

12h15 : conclusions de la matinée avec nos élus.

12h30 : apéritif de fin








lundi 16 juillet 2018

Label villes et villages fleuris



Le label Villes et Villages Fleuris (VVF) existe depuis près de 60 ans. Pendant 40 ans, Il récompense les communes ayant un réalisé le plus beau fleurissement. Sous cette dénomination un peu désuète, le concours a beaucoup évolué au début des années 2000. Il laisse une place prépondérante à la façon d’aménager et de gérer les espaces. C’est projet global qui implique en plus des employés territoriaux et des élus, la population, les associations, les écoles…

Ce sont les services des espaces verts ou du tourisme des conseils départementaux qui animent le label. Toutes les communes peuvent participer. Au départ elles ne se voient pas attribuer de fleur, elles doivent d’abord remplir de nombreux critères qui dans les grandes lignes sont :

-la démarche de valorisation,
-l’animation, la sensibilisation et la promotion,
-la diversité du patrimoine végétal, son intégration au bâtit, la pertinence des plantations en fonction des espaces…
-la gestion environnementale : action en faveur de la biodiversité, des ressources naturelles et des espaces publics.

C’est une démarche globale de développement durable. Elle implique l’arrêt des pesticides, la gestion différenciée des pelouses et des haies, la gestion de l’eau (arrêt de l’utilisation de l’eau d’adduction), le broyage et la réutilisation des déchets verts… La maitrise de la publicité et des enseignes, la rénovation et l’entretien des façades, l’effacement des réseaux, l’intégration du mobilier, la qualité de voies de circulation et la propreté sont également des conditions à l’attribution des fleurs.

La démarche a des nombreux avantages. Tout d’abord, la commune reçoit une aide technique du CD. Ensuite, elle encourage le personnel, les élus et souvent la population à projeter vers l’avenir, à avoir des objectifs par la mise en place d’un plan de gestion mais aussi à réfléchir aux spécificités de sa commune et à ses atouts. La communication, l’animation et la sensibilisation aux questions environnementales locales sont essentielles dans la réussite du projet ainsi que la formation du personnel. En Dordogne, de nombreuses formations sont proposées aux employés territoriaux et parfois aux élus sur l’aménagement, la gestion des espaces verts et l’entretien des végétaux ainsi qu’un voyage d’étude tous les ans.

En ce moment, l’enherbement des cimetières est une préoccupation pour les élus et les agents. La majeure partie de la population n’est pas prête à voir des cimetières enherbés, cela donne l’image d’un lieu délaissé. Pourtant ces allées aseptisées existent depuis moins de 40 ans. Jusque  dans les années 70, aucun désherbant n’était utilisé. Deux solutions : soit on laisse pousser toutes les plantes et on les arrache ou on les tond en attendant qu’une pelouse s’installe, soit on sème des graminées spécifiques résistantes à la sécheresse et au piétinement dans les allées égravillonnées ou stabilisées.  En inter tombe, un semis de fleurs annuelles à faible développement a l’avantage de grainer et donc de réensemencer ces espaces tous les ans. Les plantes de rocaille sont également une alternative intéressante. Cependant, il ne faut pas se leurrer, l’arrêt des pesticides demande plus de travail d’entretien que le désherbage chimique. Une réorganisation du temps alloué à chaque espace de la commune doit être réfléchie par les services dans la concertation.



La commune de notre territoire à être labellisées 1 fleur est Varaignes. Un peu plus loin, Ligueux, Saint Jean de Cole, Brantôme et Saint Pierre de Frugie ont 2 fleurs. Les villes et villages participants mais pas encore labélisés sont : Augignac, Nontron, Saint Pardoux la Rivière, La Coquille, Thiviers, Mareuil en Périgord.
L’intérêt de la démarche est de bousculer les habitudes, de mettre en place une gestion différenciée des espaces publics, de réduire les coûts d’entretien mais également de réfléchir à l’identité de son territoire communal et de le rendre plus attractif.

Etienne Barteau, Augignac

Quelques sujets au conseil communautaire du 5 juillet 2018 à Saint-Martial-de-Valette



Tarifs eau et assainissement :
Les élus entendent et approuvent la longue, longue, longue liste des tarifs 2018 : pas de changement par rapport à 2017 si ce n’est l’augmentation de l’eau pour les habitants de Nontron et Saint-Martial  précédemment desservis par leur syndicat d’eau local. D’ici 2020, tout le monde paiera le même tarif, au prix le plus élevé bien sûr.

Poteaux d’incendie :
Jusqu’à maintenant, les élus municipaux et les pompiers locaux faisaient une visite commune afin de vérifier annuellement le bon fonctionnement des 118 poteaux incendie du territoire: bon état de fonctionnement et débit assuré de 60m3/h pendant 2 heures. A partir d’aujourd’hui, le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) peut continuer de rendre ce service….contre paiement. Autre possibilité : les élus communaux auront le choix de faire ces visites accompagnés par un technicien du service des eaux de la communauté de communes, ce même service ayant rapidement proposé son expertise…..mais à quel tarif ??

Finalement, une dépense de plus pour les communes.

Protection des données informatisées:
 Confrontées au nouveau règlement européen sur la protection des données (le fameux RGPD) applicable au 25 mai 2018, les collectivités publiques, Communauté de communes, Communes, CIAS, doivent dorénavant désigner un « délégué » chargé de la bonne application de cette directive. Le département , au travers de son ATD (Agence Technique Départementale) propose aux collectivités publiques d’assurer ce service : pour les communes de notre communauté et pour la Communauté de communes, il en coûtera 12 000 euros annuellement. Tous les fichiers détenus devront être vérifiés, mis en conformité pour protéger les données personnelles des citoyens.
L’employé formé par la communauté de communes sur ce sujet depuis quelques mois va donc aller exercer ses nouvelles capacités au niveau départemental moyennant prise en charge salariale.

FPIC (Fond de Péréquation Intercommunal et Communal)
Il existe au niveau national une somme de 1 milliard d’euros prélevée sur les communes et communautés de communes "les plus riches" qui est redistribuée annuellement aux communes et communautés "les plus deshéritées". Notre territoire intercommunal recevra globalement à ce titre environ 480 000 € pour 2018. Les élus communautaires ont dû décider de la répartition entre Communauté de communes et Communes en privilégiant la Communauté de communes par rapport au choix de l’an dernier. La Cdc recevra 210 000 €, les communes se partageant les 270 000 € restants.

Entendu pendant cette séance :
Le président de la Cdc, Marcel Restoin : « Les commissions doivent travailler et faire des propositions ... » Un véritable projet de territoire reste à élaborer et à proposer aux citoyens . Rappelons que les commissions communautaires sont animées par des vice-présidents indemnisés à hauteur de 9 600 € par an.
Le maire de Javerlhac, J.P. Porte : « Je ne paierai pas.. ! » s’agissant d’une facture pour la remise en état et aux normes des installations sportives de Javerlhac que la CdC avait en charge jusqu’à maintenant et qu’elle veut redonner à la commune. Il semble que l’entretien et le respect des normes aient laissé à désirer pendant ces 13 dernières années !

Roland Maquaire, Champniers-et-Reilhac



La circulation de l'information dans la société du tout numérique



L'office de tourisme intercommunal publie chaque mois, depuis avril, un calendrier des animations. Ce calendrier est basé sur les informations reçues par les organisateurs. On peut le consulter en ligne et les personnes sur la liste de diffusion le reçoivent en pdf, on peut aussi l'avoir en « vrai » à l'office de tourisme de Nontron.

(16/07/18) Label villes et villages fleuris

Le label Villes et Villages Fleuris (VVF) existe depuis près de 60 ans. Pendant 40 ans, Il récompense les communes ayant un réalisé le plus beau fleurissement. Sous cette dénomination un peu désuète, le concours a beaucoup évolué au début des années 2000. Il laisse une place prépondérante à la façon d’aménager et de gérer les espaces. C’est projet global qui implique en plus des employés territoriaux et des élus, la population, les associations, les écoles…

Ce sont les services des espaces verts ou du tourisme des conseils départementaux qui animent le label. Toutes les communes peuvent participer. Au départ elles ne se voient pas attribuer de fleur, elles doivent d’abord remplir de nombreux critères qui dans les grandes lignes sont :

-la démarche de valorisation,
-l’animation, la sensibilisation et la promotion,
-la diversité du patrimoine végétal, son intégration au bâtit, la pertinence des plantations en fonction des espaces…
-la gestion environnementale : action en faveur de la biodiversité, des ressources naturelles et des espaces publics.

C’est une démarche globale de développement durable. Elle implique l’arrêt des pesticides, la gestion différenciée des pelouses et des haies, la gestion de l’eau (arrêt de l’utilisation de l’eau d’adduction), le broyage et la réutilisation des déchets verts… La maitrise de la publicité et des enseignes, la rénovation et l’entretien des façades, l’effacement des réseaux, l’intégration du mobilier, la qualité de voies de circulation et la propreté sont également des conditions à l’attribution des fleurs.

La démarche a des nombreux avantages. Tout d’abord, la commune reçoit une aide technique du CD. Ensuite, elle encourage le personnel, les élus et souvent la population à projeter vers l’avenir, à avoir des objectifs par la mise en place d’un plan de gestion mais aussi à réfléchir aux spécificités de sa commune et à ses atouts. La communication, l’animation et la sensibilisation aux questions environnementales locales sont essentielles dans la réussite du projet ainsi que la formation du personnel. En Dordogne, de nombreuses formations sont proposées aux employés territoriaux et parfois aux élus sur l’aménagement, la gestion des espaces verts et l’entretien des végétaux ainsi qu’un voyage d’étude tous les ans.

En ce moment, l’enherbement des cimetières est une préoccupation pour les élus et les agents. La majeure partie de la population n’est pas prête à voir des cimetières enherbés, cela donne l’image d’un lieu délaissé. Pourtant ces allées aseptisées existent depuis moins de 40 ans. Jusque  dans les années 70, aucun désherbant n’était utilisé. Deux solutions : soit on laisse pousser toutes les plantes et on les arrache ou on les tond en attendant qu’une pelouse s’installe, soit on sème des graminées spécifiques résistantes à la sécheresse et au piétinement dans les allées égravillonnées ou stabilisées.  En inter tombe, un semis de fleurs annuelles à faible développement a l’avantage de grainer et donc de réensemencer ces espaces tous les ans. Les plantes de rocaille sont également une alternative intéressante. Cependant, il ne faut pas se leurrer, l’arrêt des pesticides demande plus de travail d’entretien que le désherbage chimique. Une réorganisation du temps alloué à chaque espace de la commune doit être réfléchie par les services dans la concertation.



La commune de notre territoire à être labellisées 1 fleur est Varaignes. Un peu plus loin, Ligueux, Saint Jean de Cole, Brantôme et Saint Pierre de Frugie ont 2 fleurs. Les villes et villages participants mais pas encore labélisés sont : Augignac, Nontron, Saint Pardoux la Rivière, La Coquille, Thiviers, Mareuil en Périgord.
L’intérêt de la démarche est de bousculer les habitudes, de mettre en place une gestion différenciée des espaces publics, de réduire les coûts d’entretien mais également de réfléchir à l’identité de son territoire communal et de le rendre plus attractif.

Etienne Barteau, Augignac

vendredi 6 juillet 2018

Lettre ouverte à nos Conseillers départementaux du Périgord Vert Nontronnais

  ( par Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron)


Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller,

Nous avons reçu le numéro 01 de votre « La Lettre de vos conseillers départementaux ».

Nous vous remercions de cette heureuse initiative qui fait, à mi-mandat, un point assez complet de l’action du Département, avec un focus spécifique et prépondérant sur notre canton. Belle présentation, format et support adaptés, quelques photos symboliques, et beaucoup de chiffres.

Et surtout une démonstration du poids et de l’étendue des missions assurées par le département, et donc de son rôle « incontournable » dans notre vie quotidienne.

Personnellement, je me suis particulièrement attardé sur la séquence « Le département de l’excellence départementale ». Les médisants diront que la photo choisie n’est peut-être pas la plus représentative de la biodiversité périgordine même si la présence d’Hubert Reeves est toujours un plaisir et un réconfort.

Dans ce chapitre vous listez toutes les actions dans laquelle le département est engagé et, le plus souvent, moteur et initiateur. Notamment la fameuse croisade « zéro pesticide » dont notre petit hameau a pu mesurer la « redoutable » efficacité. Il est incontestable que sur le plan environnemental le département, à travers ses services, dispose d’une réelle expertise pour affronter les difficultés d’une transition énergétique inéluctable alors, qu’au niveau national, il apparaît de plus en plus clairement que dans ce domaine la transition n’est pas qu’énergétique.

Par exemple, au plan des énergies renouvelables le Département, fort de la connaissance de ses potentialités a défini des orientations, jusqu’alors, assez claires. En adoptant, notamment, une motion explicitant le caractère inapproprié et importun  de l’exploitation de l’énergie éolienne sur l’ensemble de son territoire.

Je me suis cependant longuement interrogé sur le sens de phrase : « Le Département peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales, comme il l’a fait dans notre territoire avec l’organisation et l’animation d’une journée dédiée au débat sur les énergies renouvelables. »

L’adjectif « local », qui se fait écho, n’a sans doute pas été choisi au hasard et peut être interprété de plusieurs façons, en ce cas au moins deux :

-soit, il s’applique à la dimension géographique et organisationnelle de cette journée et à son centrage sur Nontron et le nontronnais, ce qui a été majoritairement le cas, même si l’ensemble du Périgord vert, et peut-être plus, était représenté, et auquel cas, ce sont plus précisément l’organisation et l’animation qui auraient dû être qualifiées de « locales »,

-soit, c’est le sujet, les énergies renouvelables, et plus particulièrement l’énergie éolienne point de focalisation, générateurs de questions et de tensions qui, par extension, est qualifié de local et dans ce cas il s’agit d’une appréhension très restrictive et erronée de cet important problème.

En effet, la transition énergétique, les énergies renouvelables, les questions qu’elles posent, les tensions qu’elles génèrent n’ont en aucune façon un caractère local. Le sujet et ses manifestations sont mondiaux, européens, nationaux, régionaux, intercommunaux, mais certainement pas locaux.

Et pour s’en tenir au seul problème éolien, ce qui devrait suffire, un projet d’implantation à Saint Pardoux ou à Nontron c’est plusieurs projets dans le nontronnais, puis dans le Périgord Vert, puis sur toute la Dordogne, y compris dans des environnements « protégés » naturellement ou politiquement. C’est une logique financière et industrielle à laquelle aucun département n’a pu et ne peut échapper.

Ce Département « incontournable », protecteur omniprésent, « solidaire envers ses habitants, qui vous accompagne près de chez vous », qui « peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales » aura-t-il la force de résister à la pression tous azimuts, permanente et répétée des aménageurs ?

La première chose à faire c’est de repousser ces aménageurs le plus tôt possible, et surtout, avant que l’enquête publique ne soit lancée ! Car une fois lancée les recours seront judiciaires donc très onéreux et totalement aléatoires. C’est à dire que pour les projets encore à l’étude ou même déposés, mais pour lesquelles la mise à l’enquête n’a pas été décidée, il « suffit » que le conseil municipal « responsable » prenne une délibération d’opposition au projet.

Comment faire, le demander tout simplement aux maires concernés. Dans le nontronnais, pour le moment, cela ne concerne que deux personnes.

Rien de plus facile, le Département sait parfaitement faire ce « travail ». Je vais vous rappeler comment.

Je suis membre d’une toute petite association citoyenne qui s’intéresse au développement du territoire et à la conduite de la démocratie locale. Cette association, il y a un peu plus d’un an, avait décidé d’organiser un dîner-débat sur le développement des réseaux de communication numérique en invitant les techniciens opérant sur le département.

Quelques jours avant la tenue de cette animation nous avons reçu un courriel - même pas un courrier - signé d’une salariée diligente et zélée d’une autre association, disons sous « dominance » départementale, rédigé en ces termes
:

Bonjour,

Le Conseil départemental et Périgord Numérique sont en train de faire le tour des communautés de communes pour les tenir au courant de l’état des lieux de l’accès numérique du territoire.

En concertation avec le syndicat Périgord numérique et dans l’attente que ces réunions prioritaires aient eu lieu, la rencontre qui était prévue avec vos adhérents est reportée.

Cordialement,


Vous voyez, rien de plus simple, nous pouvons même vous proposer un modèle inspiré de cette délicate « invitation à circuler, à haut débit, évidemment ».

Cher collègue et néanmoins ami,

Le Conseil départemental a adopté à l’unanimité une motion refusant les implantations éoliennes industrielles sur son territoire.

Il y a plusieurs années déjà tu as envisagé, sans doute dans l’espoir d’améliorer les recettes de ta commune, mais peut-être un peu trop rapidement, d’accueillir un investisseur éolien.

Ayant depuis pris la mesure de tous les inconvénients, risques, oppositions, dégradations environnementales et paysagères … pour ta commune, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire, qu’entrainerait la poursuite de cette aventure, tu comprendras qu’il est devenu sage d’y renoncer. Et ceci dans l’intérêt de tous.

Aussi, je te demande, en concertation et en accord avec l’ensemble de nos conseillers départementaux, et au titre de notre longue amitié, de renoncer rapidement à ce projet en prenant au plus tôt une délibération en ce sens.

Cher ami et néanmoins collègue, nous te remercions.


Voyez comme il est simple de mettre en cohérence ses paroles et ses actes, ses convictions et ses actions.

Ainsi vous offrirez une porte de sortie honorable à deux personnes égarées, et vous libérerez des centaines d’habitants qui, depuis plusieurs années déjà, vivent dans la crainte permanente de voir leur projet de vie à jamais anéanti.

Recevez, Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller, mes salutations les plus respectueuses.


  Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron

Assemblée générale du Conseil de Développement durable du Périgord Vert.


Chers adhérents et amis du CDD,

Avez-vous prévu de venir l'Assemblée Générale du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, jeudi prochain 12 juillet 2018 à 18 h à la salle des fêtes de Bourdeilles.

Vous y êtes invité(e) parce que vous êtes adhérent(e) de notre Association, ou que vous vous intéressez aux actions qui nous mobilisent: Journées de découverte, Festival des énergies, Culture et territoire, Communes nouvelles, Envie d'entreprendre, Mobilités, Rencontres photographiques, Circuits courts, Prospective territoriale, Conférences citoyennes, etc.

Parce que nous avons pris le parti d'une totale autonomie dans nos initiatives et nos partenariats, parce qu'elle marquera les premiers pas d'une évolution historique de notre projet associatif, notre Assemblée générale 2018 ne sera pas comme les autres.

Votre participation personnelle est encore plus importante que d'habitude parce que nous avons besoin de nous serrer les coudes autour d'une volonté commune de changement.

Pour le CDD, bien cordialement, Alain Dionneau.



-Ordre du jour

 • 18h–19h : Rapport moral, rapport d’activités, rapport financier, questions / réponses et votes.
• 19h–19h30 : Débat et vote sur l’adhésion du CDD Périgord Vert à l’association Pays Périgord Vert.
• 19h30–20h : Rapport d’orientations, questions / réponses et vote.
• 20h – 20h30 : Election du Conseil d’Administration (mandats à renouveler et candidatures d’adhérents cooptés par le Bureau ou ayant au moins un an d’ancienneté dans l’association CDD
Périgord Vert). Validation de la nouvelle domiciliation du CDD Périgord Vert.


A partir de 20h30, clôture de l’Assemblée Générale par un buffet payant, gourmand et convivial, avec places assises, ouvert aux adhérents et invités du CDD Périgord Vert


-Inscription au repas (13€/pers):cdd.perigordvert@gmail.com



-Bulletin  d'adhésion à imprimer


La discrète suppression des sous-préfectures



(par Patricia Huret Champniers et Reilhac)

 Avez-vous remarqué la nouvelle appellation sur le fronton de notre sous-préfecture nontronnaise… ?




" Maison de l’État". Oh ! Quel joli nom !

Comme vous n’êtes pas de ceux qui, très naïfs, croient qu’un changement de nom est anodin, motivé par un choix esthétique, allons voir de plus près !

Un projet qui date :

En 2012, la Cour des comptes s’inquiète d’un coût des sous-préfectures estimé à 250 millions d’euros par an et d’implantations « souvent disproportionnées, inadaptées et coûteuses ». Elle demande régulièrement à l'Etat d’adapter la présence de l'Etat à l'heure du numérique. Les sous-préfectures perdent un cinquième de leurs effectifs en dix ans.
La refonte de la carte des 240 sous-préfectures faisait partie des projets de Manuel Valls lorsqu’il était ministre de l’Intérieur (2012/2014). « Il y a des sous-préfectures qui ne sont pas utiles », « Je n’ai jamais caché qu’il nous faudrait fermer des sous-préfectures » affirmait-il déjà en mars 2013.
Le projet est abandonné (reporté) face à une levée de boucliers des syndicats et des élus locaux, très attachés à leurs sous-préfectures.
Devenu Premier ministre (2014/2016), Manuel Valls enterre un rapport de 120 pages qui préconisait de fermer 47 sous-préfectures, soit une sur cinq (fermetures incluant la suppression de 660 postes).
En 2015, un nouveau rapport préconise de fermer certaines sous-préfectures et de les remplacer par des « Maisons de l’État ».
Bernard Cazeneuve, devenu ministre de l’intérieur, demande aux préfets « de réfléchir avec les élus à une nouvelle carte des services d'ici à 2017. L'idée est d'aboutir à des jumelages ou à des regroupements avec d'autres administrations sur le terrain. »

Ouverture d’une Maison de l’Etat

La suppression d’une sous-préfecture et l’ouverture de la Maison de l’État dans les  mêmes locaux que la sous-préfecture passe facilement inaperçue.
En théorie, les maisons de l’Etat (MdE) permettent un accès aux services publics d’Etat via une mutualisation des locaux et privilégie l’appui aux collectivités avec quelques guichets pour les usagers.

Mutualisation des locaux et des moyens...mais avec quels services ?

C’est très variable selon les départements.
 Par exemple, à Romorantin-Lanthenay, dans le Loir et Cher, la Maison de l’État regroupe la sous-préfecture, un Point d’accès au droit (PAD),  les services départementaux de l’Éducation nationale de la circonscription (IDEN), la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), et l’ONCF (Office national de la chasse et de la faune sauvage).

Et sur l’ensemble du territoire français :
-95% des Maisons de l’Etat accueillent une sous-préfecture, 86% une UT-DDT(M),  les services des IEN (23%)
-Les UDDRAC 32%), les défenseurs des droits (27%) et les DDPP (23%), sont aussi les services les plus impliqués dans les Maisons de l’État...mais uniquement pour y tenir des permanences.
D’autres services peuvent participer aux Maisons de l’Etat: CIO, ONF, Centre des finances publiques, SPIP, PJJ, Point d’accès au droit, UD-DIRECCTE, UD-DREAL, Douanes, Pôle emploi, mission locale, CPAM, CAF, UDAF, ...
(http://www.fo-prefectures.com/documents/1766-1-pdf-maisons-de-l-etat.html)

Ce qu’on peut lire sur le site du Ministère de l’Intérieur (3 mai 2016)

https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Nos-infographies/Administration-territoriale-services-aux-usagers/Les-maisons-de-l-Etat#fermer
« Créées dans le cadre de la loi NOTRe, les Maisons de l’État permettent une rationalisation et une meilleure visibilité de la présence de l’État dans des territoires ruraux, urbains ou périurbains, reposant sur le principe de mutualisation des locaux et de certaines fonctions support.
Toutes dans le même esprit mais pas sur le même modèle, c'est l'analyse des besoins et des attentes des usagers locaux qui permet au préfet du département de déterminer la meilleure configuration.
Les maisons de l’État sont généralement créées dans les locaux des sous-préfectures, le maillage par arrondissements permettant une proximité plus étroite avec les usagers. Elle représente une véritable avancée pour ces derniers qui trouvent différents services de l’État au même endroit et bénéficient généralement d'un accès facilité à Internet, leur permettant ainsi d'effectuer bon nombre de démarches avec un gain de temps certain. »

Inauguration de la Maison de l’État à Nontron.

  Photo Jacques Hesault  (Sud Ouest)

Le 11 avril 2018, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de la Dordogne, a coupé le ruban avant de présenter les missions de la Maison de l’État à Nontron. Elle a évoqué l’action publique 2022 (?) et l’objectif de « se recentrer sur les missions prioritaires «  ainsi que « « la mutualisation des moyens ». Concernant Nontron, elle a précisé que le regroupement des services de l’État concerne la DDT, un Point d’accès au droit (PAD) sur rendez-vous, un espace numérique ainsi qu’un « élargissement des possibilités grâce à la visio-conférence ».
Retrouvez son discours sur :
https://www.youtube.com/watch?v=3eMnuvQUKjw&t=406s

 Au total, 17 personnes travaillent dans la Maison de l’État nontronnaise.
Elle est ouverte au public du lundi au vendredi, de 9 à 12 heures (avec possibilité de rendez-vous l’après-midi).
Pour mémoire, la sous-préfecture de Nontron était ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h.

Galères pour l’usager.

Bien entendu, la diminution des horaires est liée à la diminution des services rendus aux citoyens.
 Par exemple, les demandes de carte grise se font désormais par internet. Pas toujours simple. Surtout si vous n’avez pas une bonne connexion.
Depuis novembre 2017, les démarches pour obtenir la carte grise de votre véhicule ou pour la délivrance de votre permis de conduire se font uniquement en ligne sur un site spécialisé. Les services proposés avant en préfecture ou en sous-préfecture n’existent plus.
De nombreux bugs informatiques ont retardé la délivrance des documents à l’usager, quelquefois dans des conditions ubuesques.
Cela a donné des idées à certains sites frauduleux. Ainsi peut-on lire cette mise en garde sur le site de la mairie de Nontron : « Toutefois, les consommateurs doivent donc rester vigilants face à certains sites commerciaux qui font tout pour tromper le consommateur et prendre l'apparence d'un site officiel (copie du design des sites officiels, usage du drapeau bleu-blanc-rouge, référence à des ministères, arrivée en tête des moteurs de recherche). »( * )

Comment cela se passe-t-il ailleurs ?

C’est très variable là aussi !
En Dordogne, une 2ème Maison de l’État devrait ouvrir cet été à Sarlat.
En Haute-Vienne, il n’y a plus qu’un sous-préfet pour 2 arrondissements : Rochechouart (37 878 habitants) et Bellac (39 532 habitants).

Mais, dans son discours inaugural, Madame la Préfète nous a assurés que notre sous-préfet, Monsieur Frédéric Roussel « était tout à nous »…

Pour combien de temps ?


( * ) Si vous avez fait récemment des démarches pour obtenir un document, n’hésitez pas à nous envoyer votre témoignage

Assemblée générale du Conseil de Développement durable du Périgord Vert.





Chers adhérents et amis du CDD,

Avez-vous prévu de venir l'Assemblée Générale du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, jeudi prochain 12 juillet 2018 à 18 h à la salle des fêtes de Bourdeilles.

Vous y êtes invité(e) parce que vous êtes adhérent(e) de notre Association, ou que vous vous intéressez aux actions qui nous mobilisent: Journées de découverte, Festival des énergies, Culture et territoire, Communes nouvelles, Envie d'entreprendre, Mobilités, Rencontres photographiques, Circuits courts, Prospective territoriale, Conférences citoyennes, etc.

Parce que nous avons pris le parti d'une totale autonomie dans nos initiatives et nos partenariats, parce qu'elle marquera les premiers pas d'une évolution historique de notre projet associatif, notre Assemblée générale 2018 ne sera pas comme les autres.

Votre participation personnelle est encore plus importante que d'habitude parce que nous avons besoin de nous serrer les coudes autour d'une volonté commune de changement.

Pour le CDD, bien cordialement, Alain Dionneau.



-Ordre du jour

 • 18h–19h : Rapport moral, rapport d’activités, rapport financier, questions / réponses et votes.
• 19h–19h30 : Débat et vote sur l’adhésion du CDD Périgord Vert à l’association Pays Périgord Vert.
• 19h30–20h : Rapport d’orientations, questions / réponses et vote.
• 20h – 20h30 : Election du Conseil d’Administration (mandats à renouveler et candidatures d’adhérents cooptés par le Bureau ou ayant au moins un an d’ancienneté dans l’association CDD
Périgord Vert). Validation de la nouvelle domiciliation du CDD Périgord Vert.


A partir de 20h30, clôture de l’Assemblée Générale par un buffet payant, gourmand et convivial, avec places assises, ouvert aux adhérents et invités du CDD Périgord Vert


-Inscription au repas (13€/pers):cdd.perigordvert@gmail.com



-Bulletin  d'adhésion à imprimer

P.U.L.L pour Projet Utile Laïc et Local et Vert en rappel à Périgord Vert.

(06/07/18)  Projet de création d’un café associatif à St Estèphe

L’association PULL au Vert est née !



Cette association est née dans le but de créer un café associatif (lieu de partage, de convivialité) à St Estèphe (24).
Nous sommes 14 membres fondateurs. Nous avons rencontré le Conseil municipal de St Estèphe qui a fait une demande de subventions afin de faire des travaux d'isolation et de chauffage dans le bar-restaurant près de la salle des associations de St Estèphe (en face du cimetière).
Si les subventions arrivent et si les travaux se déroulent comme prévus, les locaux seront prêts fin 2018.

Un pique-nique partagé ainsi qu’une après-midi festive (jeux/animations/concerts) est prévue le Dimanche 16 septembre 2018 si le temps le permet devant le futur local du café.

En attendant, afin de faire connaître notre projet nous participerons au vide-greniers organisé par le Comité des fêtes qui a lieu le :
Dimanche 8 juillet 2018 à St Estèphe (au stade)
N’hésitez pas à venir faire un tour au vide-greniers et passer à notre emplacement pour nous rencontrer !

vendredi 29 juin 2018

Ordre du jour du Conseil communautaire 5 juil 2018

Prochain conseil communautaire le jeudi 5 juillet à 18 h 30 à la salle des fêtes de Champs Romain.


samedi 16 juin 2018

L'élu, le jardin et la bibliothèque


Chronique d'une démolition : Première Saison , la triste fin d'un beau jardin .

        Il était une fois... Il n'y a pas si longtemps, dans la rue principale de Nontron, une très belle cour avec ses deux piliers , son portail en fer forgé et son petit jardin accueillait ceux qui passaient par là avant d'entrer dans le bâtiment .(1)

 L'ancienne Ecole Professionnelle de Nontron était devenue une annexe du Collège, les classes et ateliers se trouvaient derrière . Ne cherchez pas : de cet ensemble il ne reste que la Bibliothèque, la Maison des Livres, lieu plein d'Histoires et de Rêves....
        Quant au reste ? Que peuvent de vieilles pierres lorsque l'Elu inspiré par une rénovation moderne et goudronnante annonça son projet : « Nous allons faire un beau parking ! » Ainsi fut dit, ainsi fut fait, et l'Ecole fut rasée, place aux voitures .
         Et cette jolie petite cour qu'est-elle devenue ? Dans une petite ville les lieux de Culture tiennent à peu de choses . Un mercanti vint jérémier qu'on refaisait les trottoirs et qu'il ne pouvait plus garer son véhicule, là, devant Son magasin . L'Edile reçut sa plainte .
         Que peut un petit jardin contre la furie parkingesque ? La petite cour qui devrait aujourd'hui inviter à la lecture et à la rêverie fut elle aussi livrée au bulldozer et au goudron . Pour 1 2 3 4 5 6 7 8 places de parking : pour caser huit véhicules tout fut détruit .
                    Si le progrès consiste à améliorer le cadre de vie des citoyens
                    le dégrader  est forcément une régression .
         Ne resta plus qu'un petit bout de terre ou furent plantés de sympathiques végétaux, offrant fleurs et verdure . Ils ne s'en sortaient pas mal, surtout la belle Azalée .


                                       Deuxième saison :, la fin des arbustes .


        Cet îlot de verdure déplut, quelqu'élu en prit ombrage . Il y avait là... quelque chose de trop, trop de rêve, trop de liberté, un petit ferment d'anarchie . Sait-on jamais, peut-être soupçonna-t-on ce bout de terre rescapé du désastre initial, de vouloir repartir à l'assaut du goudron ? Bref, il fallait faire du radical, on le fit . Tabula rasa, on effaça les traces, on arracha on maçonna et l'on vit sortir de terre deux grandes jardinières où furent  disposées quelques plantes .
        Les unes, se le tenant pour dit, se firent discrètes pur se faire oublier .
        Les autres, ricanates, s'éparpillèrent croyant jouer les herbes folles .



   Hélas, ce n'était pas fini !

                                  Troisième saison : on achève bien les rosiers .


      Derrière la Bibliothèque – on aurait pu faire plus gai et plus luxuriant- une pelouse et deux rectangles de rosiers entourés de buis . Ce modeste jardin à la française était bien agréable dès le mois de Mai, lorsque les roses s'éveillaient . On allait à la Bibliothèque en attendant le moment où les rosiers allaient jouer leur petite partition pendant le mois des rosiers . Las ! Ce fut le coup de grâce ! Plus de rosiers : ne reste qu'une terre décharnée, on dirait une tombe fraîchement creusée . (2)
     Une rose peut apprivoiser un Petit Prince, mais que peut-elle contre un Elu acharné à sa perte ?



                     Le mois de juin, c'est le mois des jardins .
      Un sinistre pressentiment me saisit tout à coup : ça ne s'arrêtera pas là, ils vont continuer . Tant de petits lieux plantés et fleuris qui tiennent leur place depuis longtemps, que vont-ils devenir si nous ne sommes plus capables de veiller sur eux ? La brigade des éradicateurs de jardins va-t-elle continuer à sévir ? Allons-nous avoir une saison 4,5,6....
      Ceci n'est pas anodin . Avec le patrimoine bâti, les squares et les jardins racontent leur petite histoire, celle d'un espace public aménagé pour le plaisir de la promenade, de la détente, de l'évasion, des lieux ouverts à tous pour se poser ou se reposer, un espace de liberté et de poésie où nous allons à notre tour sur les pas de ceux qui nous les ont imaginés et réalisés . Il faut les préserver pour que chacun puisse continuer à raconter sa petite histoire dans l'Histoire de sa ville .

        La où le sol s'est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage,
        les imaginations s'éteignent, les esprits s'appauvrissent, la routine
        et la servilité s'emparent des âmes et les disposent à la torpeur et
        à la mort . Elysée Reclus .


(1) Impossible de trouver une photo de cette cour, détruite en 1990 . Sur la carte postale on aperçoit les piliers et les grilles .
(2) De gentilles fleurettes et quelques légumes sont depuis venus prendre la place des rosiers . Décidément l'hiver ne sera pas gai .

Ils ont tracé les petits chemins où s'invitent les roses :
Jacques Dutronc, avec son « Petit Jardin »
Le Petit Prince de Saint Exupéry
Elysée Reclus avec son « Histoire d'un Ruisseau »
Eric Rohmer, cinéaste : » L'Arbre, le Maire et la Médiathèque »
Gilles Clément, le Jardinier Planétaire, amoureux des herbes folles
Et tout ceux qui seraient prêt à soulever le goudron pour remettre les petits jardins à la place des parkings : sous le goudron, il y a toujours de la terre .

Nicole Cazenave . Juin 2018  



Nicole Cazenave . Juin 2018