samedi 29 septembre 2018

Ordre du jour Conseil comcom du 3 octobre 2018

Ordre du jour du Conseil Communautaire du 3 octobre 2018
Saint Martial de Valette 18 h 30




vendredi 28 septembre 2018

Enquête publique du projet éolien de Feuillade-Souffrignac

Depuis le 20 septembre 2018, il y a une enquête publique à Feuillade, Charente en vue d'installer 3 éoliennes entre Feuillade et Souffrignac.

Vous vous dites que c'est loin, parce c'est en Charente ? Détrompez-vous. En effet, le site se trouve à 2,5 km du village La Chapelle-Saint-Robert. Le mât de mesures du vent et son clignotement était visible depuis Varaignes. Ce mât avait une hauteur de 120 m. Les éoliennes prévues auraient 200 m de hauteur. Elles seraient visibles aussi bien depuis les remparts d'Angoulême que depuis les hlm de Nontron. Et bien sûr aucun obstacle entre l'église St Robert un monument historique classé et les trois « belles » éoliennes.

                    Photo du mât de mesures de Souffrignac au mois de mai 2017



J'ai grandi dans la plaine d'Allemagne du Nord où il y a toujours du vent. Depuis trente ans, j'habite à Javerlhac et la seule chose qui me manque ici, c'est le vent. J'ai discuté avec des personnes originaires de Bretagne qui font le même constat. Alors pourquoi un projet de construction d'éoliennes ? Je n'ai pas la réponse.

Mais en consultant le dossier d'ABO Wind qui finance le projet, j'ai constaté plusieurs incohérences : Cette entreprise a abandonné un projet d'éoliennes à Charras, parce qu'il n'y a pas de vent. (Article dans la Charente Libre http://www.charentelibre. Charras est une commune limitrophe de Feuillade.

Pour monter le dossier, l'entreprise se base sur la station météo de Montemboeuf, en Charente-Limousin. L'avantage de ce choix : l'altitude minimale 181m et maximale 342 m. L'altitude des collines où l'on veut monter des éoliennes : entre 128m et 149m. Et pour faire bonne mesure on annonce un ensoleillement comme à Limoges 1899 h/an. Pourtant l'entreprise est en possession d'une lettre de l'inao qui dit que Feuillade et Souffrignac sont dans l'aire géographique du pineau des Charente où l'ensoleillement est de 1945 h/an.

La vitesse des vents n'occupe que 4 (!) lignes dans un dossier de plusieurs centaines de pages.

Le volet environnemental est aussi édifiant. Je n'ai pas approfondi le cas des chauves-souris, toutefois en survolant l'étude j'ai été frappé qu'il y a 16 espèces avérées sur le site. Jusqu'à maintenant j'avais toujours entendu parler de 12 espèces. Je me suis juste arrêtée sur le cas des grues cendrées que je vois passer chaque printemps et chaque automne au-dessus de ma maison. Le dossier constate sur une page « Notons également le tracé du linéaire d’éoliennes est perpendiculaire à l’axe de migration des oiseaux, notamment de la Grue cendrée et des rapaces (milan, busard), d’où un risque très fort de dérangement et de collision. »

Le contexte de la citation est le point:

« 7.3.VARIANTE RETENUE

Ces études comparatives ont permis d’orienter le projet vers le meilleur consensus environnemental compte-tenu des trois variantes, à savoir la variante 2, comportant 3 éoliennes sur un seul axe :

    –  la plus lisible d'un point de vue paysager,

    –  la plus intéressante en terme d'impact acoustique au voisinage,

    –  celle permettant d’orienter le projet vers le meilleur consensus environnemental en proposant un nombre limité d’éoliennes.

    Ce choix doit nécessairement accompagner une réflexion autour du risque d’implantation possible de certaines machines à proximité même les lisières, d’où un risque de mortalité accrue à la différence d’’une situation au cœur des grande cultures. En effet, l’étude de l’avifaune en période de reproduction a montré que la diversité de ce taxon était principalement liée à la présence de haies et de boisements, avec pour espèce représentative du site l’Engoulevent d’Europe. Le risque d’impact direct (collision) et indirect (dérangement) est considéré comme fort.


    Notons également le tracé du linéaire d’éoliennes est perpendiculaire à l’axe de migration des oiseaux, notamment de la Grue cendrée et des rapaces (milan, busard), d’où un risque très fort de dérangement et de collision. »

(Source pdf 4_Feuillade Souffrignac_EIE_AU6_C.pdf, page 51, numéroté 244)

Variante 1 = 4 éoliennes, 2 = 3 éoliennes, variante 3 = 7 éoliennes. On peut interpréter ce paragraphe dans le sens qu'on aura droit à 7 engins dès que le principes de l'éolienne est accepté et surtout qu'on raserait toutes les haies et forêts à proximité. Comme cela on sera débarrassé des oiseaux et des chauves souris qui ne font que gêner l'investissement « vert ».

Maintenant que vous avez lu que les grues cendrées passent sur le site vous adorerez la conclusion quatre pages plus loin. La compatibilité avec les plans cadres, en particulier la compatibilité avec le schéma régional de cohérence écologique(srce)

« Au regard de ces cartes [échelle 1/100 000 ], il apparaît que le projet éolien de Feuillade et Souffrignac se situe en dehors des continuités aériennes de migration de l'avifaune. … Dans ces conditions, le projet de parc éolien de Feuillade et Souffrignac est compatible avec le SRCE du Poitou-Charentes. »

L'enquête est ouverte jusqu'au 22 octobre 2018 à 12h30.

Toutes les pièces du dossier sont consultables:  Ferme-eolienne-de-Feuillade-et-Souffrignac-ABO-WIND ou dans les mairies de Feuillade et Souffrignac (versions papier).

Sigrun Strunk, Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert

mardi 11 septembre 2018

Café associatif: premier RDV


Réunion publique: Demain, le Périgord Vert


SAMEDI 15 SEPTEMBRE, de 9H à 12H30
Salle du Dolmen à Brantôme (route de Thiviers)

Une opportunité à ne pas manquer :

ECHANGER ENTRE NOUS ET AVEC NOS ELUS SUR L’AVENIR QUE NOUS VOULONS EN PERIGORD VERT.

-        Comment seront préservés ou modifiés nos paysages ?

-        Comment tirerons-nous profit des nouvelles technologies ?

-        Comment pourrons-nous y bien vivre et y bien vieillir ?


Martin Vanier, un géographe de renom spécialiste des territoires, nous aidera à nous poser les bonnes questions pour rechercher les bonnes réponses.

Nos réflexions et suggestions serviront de support à l’élaboration par nos élus du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT). Il définira les orientations à partir desquelles seront mises en œuvre des actions dont dépendra en partie notre vie demain en Périgord Vert.

NE LAISSONS PAS QUELQUES UNS REPONDRE A NOTRE PLACE

 ET DECIDER DE NOTRE AVENIR


Prenons la parole le 15 septembre, et dans les réunions d’échanges qui suivront, pour contribuer à cette réflexion citoyenne !

Bruno Déroulède        Président du CDD Périgord Vert


Programme de la matinée

9h00 : café d’accueil.

9h30 : mot de bienvenue de Monique Ratinaud, Maire de Brantôme.

9h35 : un SCoT pour quoi faire ?


Introduction à trois voix, par une série de questions/réponses entre Jean-Pierre Grolhier, Président du Syndicat Mixte du SCoT Périgord Vert, Bruno Déroulède, Président du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, et Martin Vanier.

10h15 : « Faire avec » quelles parties prenantes pour réussir le SCoT que nous voulons ? Echanges avec six acteurs représentatifs des forces vives du Périgord Vert.

11h30 : faire un SCoT autrement ? La parole aux citoyens.

Débat ouvert avec tous les participants.

12h15 : conclusions de la matinée avec nos élus.

12h30 : apéritif de fin








lundi 16 juillet 2018

Label villes et villages fleuris



Le label Villes et Villages Fleuris (VVF) existe depuis près de 60 ans. Pendant 40 ans, Il récompense les communes ayant un réalisé le plus beau fleurissement. Sous cette dénomination un peu désuète, le concours a beaucoup évolué au début des années 2000. Il laisse une place prépondérante à la façon d’aménager et de gérer les espaces. C’est projet global qui implique en plus des employés territoriaux et des élus, la population, les associations, les écoles…

Ce sont les services des espaces verts ou du tourisme des conseils départementaux qui animent le label. Toutes les communes peuvent participer. Au départ elles ne se voient pas attribuer de fleur, elles doivent d’abord remplir de nombreux critères qui dans les grandes lignes sont :

-la démarche de valorisation,
-l’animation, la sensibilisation et la promotion,
-la diversité du patrimoine végétal, son intégration au bâtit, la pertinence des plantations en fonction des espaces…
-la gestion environnementale : action en faveur de la biodiversité, des ressources naturelles et des espaces publics.

C’est une démarche globale de développement durable. Elle implique l’arrêt des pesticides, la gestion différenciée des pelouses et des haies, la gestion de l’eau (arrêt de l’utilisation de l’eau d’adduction), le broyage et la réutilisation des déchets verts… La maitrise de la publicité et des enseignes, la rénovation et l’entretien des façades, l’effacement des réseaux, l’intégration du mobilier, la qualité de voies de circulation et la propreté sont également des conditions à l’attribution des fleurs.

La démarche a des nombreux avantages. Tout d’abord, la commune reçoit une aide technique du CD. Ensuite, elle encourage le personnel, les élus et souvent la population à projeter vers l’avenir, à avoir des objectifs par la mise en place d’un plan de gestion mais aussi à réfléchir aux spécificités de sa commune et à ses atouts. La communication, l’animation et la sensibilisation aux questions environnementales locales sont essentielles dans la réussite du projet ainsi que la formation du personnel. En Dordogne, de nombreuses formations sont proposées aux employés territoriaux et parfois aux élus sur l’aménagement, la gestion des espaces verts et l’entretien des végétaux ainsi qu’un voyage d’étude tous les ans.

En ce moment, l’enherbement des cimetières est une préoccupation pour les élus et les agents. La majeure partie de la population n’est pas prête à voir des cimetières enherbés, cela donne l’image d’un lieu délaissé. Pourtant ces allées aseptisées existent depuis moins de 40 ans. Jusque  dans les années 70, aucun désherbant n’était utilisé. Deux solutions : soit on laisse pousser toutes les plantes et on les arrache ou on les tond en attendant qu’une pelouse s’installe, soit on sème des graminées spécifiques résistantes à la sécheresse et au piétinement dans les allées égravillonnées ou stabilisées.  En inter tombe, un semis de fleurs annuelles à faible développement a l’avantage de grainer et donc de réensemencer ces espaces tous les ans. Les plantes de rocaille sont également une alternative intéressante. Cependant, il ne faut pas se leurrer, l’arrêt des pesticides demande plus de travail d’entretien que le désherbage chimique. Une réorganisation du temps alloué à chaque espace de la commune doit être réfléchie par les services dans la concertation.



La commune de notre territoire à être labellisées 1 fleur est Varaignes. Un peu plus loin, Ligueux, Saint Jean de Cole, Brantôme et Saint Pierre de Frugie ont 2 fleurs. Les villes et villages participants mais pas encore labélisés sont : Augignac, Nontron, Saint Pardoux la Rivière, La Coquille, Thiviers, Mareuil en Périgord.
L’intérêt de la démarche est de bousculer les habitudes, de mettre en place une gestion différenciée des espaces publics, de réduire les coûts d’entretien mais également de réfléchir à l’identité de son territoire communal et de le rendre plus attractif.

Etienne Barteau, Augignac

Quelques sujets au conseil communautaire du 5 juillet 2018 à Saint-Martial-de-Valette



Tarifs eau et assainissement :
Les élus entendent et approuvent la longue, longue, longue liste des tarifs 2018 : pas de changement par rapport à 2017 si ce n’est l’augmentation de l’eau pour les habitants de Nontron et Saint-Martial  précédemment desservis par leur syndicat d’eau local. D’ici 2020, tout le monde paiera le même tarif, au prix le plus élevé bien sûr.

Poteaux d’incendie :
Jusqu’à maintenant, les élus municipaux et les pompiers locaux faisaient une visite commune afin de vérifier annuellement le bon fonctionnement des 118 poteaux incendie du territoire: bon état de fonctionnement et débit assuré de 60m3/h pendant 2 heures. A partir d’aujourd’hui, le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) peut continuer de rendre ce service….contre paiement. Autre possibilité : les élus communaux auront le choix de faire ces visites accompagnés par un technicien du service des eaux de la communauté de communes, ce même service ayant rapidement proposé son expertise…..mais à quel tarif ??

Finalement, une dépense de plus pour les communes.

Protection des données informatisées:
 Confrontées au nouveau règlement européen sur la protection des données (le fameux RGPD) applicable au 25 mai 2018, les collectivités publiques, Communauté de communes, Communes, CIAS, doivent dorénavant désigner un « délégué » chargé de la bonne application de cette directive. Le département , au travers de son ATD (Agence Technique Départementale) propose aux collectivités publiques d’assurer ce service : pour les communes de notre communauté et pour la Communauté de communes, il en coûtera 12 000 euros annuellement. Tous les fichiers détenus devront être vérifiés, mis en conformité pour protéger les données personnelles des citoyens.
L’employé formé par la communauté de communes sur ce sujet depuis quelques mois va donc aller exercer ses nouvelles capacités au niveau départemental moyennant prise en charge salariale.

FPIC (Fond de Péréquation Intercommunal et Communal)
Il existe au niveau national une somme de 1 milliard d’euros prélevée sur les communes et communautés de communes "les plus riches" qui est redistribuée annuellement aux communes et communautés "les plus deshéritées". Notre territoire intercommunal recevra globalement à ce titre environ 480 000 € pour 2018. Les élus communautaires ont dû décider de la répartition entre Communauté de communes et Communes en privilégiant la Communauté de communes par rapport au choix de l’an dernier. La Cdc recevra 210 000 €, les communes se partageant les 270 000 € restants.

Entendu pendant cette séance :
Le président de la Cdc, Marcel Restoin : « Les commissions doivent travailler et faire des propositions ... » Un véritable projet de territoire reste à élaborer et à proposer aux citoyens . Rappelons que les commissions communautaires sont animées par des vice-présidents indemnisés à hauteur de 9 600 € par an.
Le maire de Javerlhac, J.P. Porte : « Je ne paierai pas.. ! » s’agissant d’une facture pour la remise en état et aux normes des installations sportives de Javerlhac que la CdC avait en charge jusqu’à maintenant et qu’elle veut redonner à la commune. Il semble que l’entretien et le respect des normes aient laissé à désirer pendant ces 13 dernières années !

Roland Maquaire, Champniers-et-Reilhac



La circulation de l'information dans la société du tout numérique



L'office de tourisme intercommunal publie chaque mois, depuis avril, un calendrier des animations. Ce calendrier est basé sur les informations reçues par les organisateurs. On peut le consulter en ligne et les personnes sur la liste de diffusion le reçoivent en pdf, on peut aussi l'avoir en « vrai » à l'office de tourisme de Nontron.

(16/07/18) Label villes et villages fleuris

Le label Villes et Villages Fleuris (VVF) existe depuis près de 60 ans. Pendant 40 ans, Il récompense les communes ayant un réalisé le plus beau fleurissement. Sous cette dénomination un peu désuète, le concours a beaucoup évolué au début des années 2000. Il laisse une place prépondérante à la façon d’aménager et de gérer les espaces. C’est projet global qui implique en plus des employés territoriaux et des élus, la population, les associations, les écoles…

Ce sont les services des espaces verts ou du tourisme des conseils départementaux qui animent le label. Toutes les communes peuvent participer. Au départ elles ne se voient pas attribuer de fleur, elles doivent d’abord remplir de nombreux critères qui dans les grandes lignes sont :

-la démarche de valorisation,
-l’animation, la sensibilisation et la promotion,
-la diversité du patrimoine végétal, son intégration au bâtit, la pertinence des plantations en fonction des espaces…
-la gestion environnementale : action en faveur de la biodiversité, des ressources naturelles et des espaces publics.

C’est une démarche globale de développement durable. Elle implique l’arrêt des pesticides, la gestion différenciée des pelouses et des haies, la gestion de l’eau (arrêt de l’utilisation de l’eau d’adduction), le broyage et la réutilisation des déchets verts… La maitrise de la publicité et des enseignes, la rénovation et l’entretien des façades, l’effacement des réseaux, l’intégration du mobilier, la qualité de voies de circulation et la propreté sont également des conditions à l’attribution des fleurs.

La démarche a des nombreux avantages. Tout d’abord, la commune reçoit une aide technique du CD. Ensuite, elle encourage le personnel, les élus et souvent la population à projeter vers l’avenir, à avoir des objectifs par la mise en place d’un plan de gestion mais aussi à réfléchir aux spécificités de sa commune et à ses atouts. La communication, l’animation et la sensibilisation aux questions environnementales locales sont essentielles dans la réussite du projet ainsi que la formation du personnel. En Dordogne, de nombreuses formations sont proposées aux employés territoriaux et parfois aux élus sur l’aménagement, la gestion des espaces verts et l’entretien des végétaux ainsi qu’un voyage d’étude tous les ans.

En ce moment, l’enherbement des cimetières est une préoccupation pour les élus et les agents. La majeure partie de la population n’est pas prête à voir des cimetières enherbés, cela donne l’image d’un lieu délaissé. Pourtant ces allées aseptisées existent depuis moins de 40 ans. Jusque  dans les années 70, aucun désherbant n’était utilisé. Deux solutions : soit on laisse pousser toutes les plantes et on les arrache ou on les tond en attendant qu’une pelouse s’installe, soit on sème des graminées spécifiques résistantes à la sécheresse et au piétinement dans les allées égravillonnées ou stabilisées.  En inter tombe, un semis de fleurs annuelles à faible développement a l’avantage de grainer et donc de réensemencer ces espaces tous les ans. Les plantes de rocaille sont également une alternative intéressante. Cependant, il ne faut pas se leurrer, l’arrêt des pesticides demande plus de travail d’entretien que le désherbage chimique. Une réorganisation du temps alloué à chaque espace de la commune doit être réfléchie par les services dans la concertation.



La commune de notre territoire à être labellisées 1 fleur est Varaignes. Un peu plus loin, Ligueux, Saint Jean de Cole, Brantôme et Saint Pierre de Frugie ont 2 fleurs. Les villes et villages participants mais pas encore labélisés sont : Augignac, Nontron, Saint Pardoux la Rivière, La Coquille, Thiviers, Mareuil en Périgord.
L’intérêt de la démarche est de bousculer les habitudes, de mettre en place une gestion différenciée des espaces publics, de réduire les coûts d’entretien mais également de réfléchir à l’identité de son territoire communal et de le rendre plus attractif.

Etienne Barteau, Augignac

vendredi 6 juillet 2018

Lettre ouverte à nos Conseillers départementaux du Périgord Vert Nontronnais

  ( par Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron)


Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller,

Nous avons reçu le numéro 01 de votre « La Lettre de vos conseillers départementaux ».

Nous vous remercions de cette heureuse initiative qui fait, à mi-mandat, un point assez complet de l’action du Département, avec un focus spécifique et prépondérant sur notre canton. Belle présentation, format et support adaptés, quelques photos symboliques, et beaucoup de chiffres.

Et surtout une démonstration du poids et de l’étendue des missions assurées par le département, et donc de son rôle « incontournable » dans notre vie quotidienne.

Personnellement, je me suis particulièrement attardé sur la séquence « Le département de l’excellence départementale ». Les médisants diront que la photo choisie n’est peut-être pas la plus représentative de la biodiversité périgordine même si la présence d’Hubert Reeves est toujours un plaisir et un réconfort.

Dans ce chapitre vous listez toutes les actions dans laquelle le département est engagé et, le plus souvent, moteur et initiateur. Notamment la fameuse croisade « zéro pesticide » dont notre petit hameau a pu mesurer la « redoutable » efficacité. Il est incontestable que sur le plan environnemental le département, à travers ses services, dispose d’une réelle expertise pour affronter les difficultés d’une transition énergétique inéluctable alors, qu’au niveau national, il apparaît de plus en plus clairement que dans ce domaine la transition n’est pas qu’énergétique.

Par exemple, au plan des énergies renouvelables le Département, fort de la connaissance de ses potentialités a défini des orientations, jusqu’alors, assez claires. En adoptant, notamment, une motion explicitant le caractère inapproprié et importun  de l’exploitation de l’énergie éolienne sur l’ensemble de son territoire.

Je me suis cependant longuement interrogé sur le sens de phrase : « Le Département peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales, comme il l’a fait dans notre territoire avec l’organisation et l’animation d’une journée dédiée au débat sur les énergies renouvelables. »

L’adjectif « local », qui se fait écho, n’a sans doute pas été choisi au hasard et peut être interprété de plusieurs façons, en ce cas au moins deux :

-soit, il s’applique à la dimension géographique et organisationnelle de cette journée et à son centrage sur Nontron et le nontronnais, ce qui a été majoritairement le cas, même si l’ensemble du Périgord vert, et peut-être plus, était représenté, et auquel cas, ce sont plus précisément l’organisation et l’animation qui auraient dû être qualifiées de « locales »,

-soit, c’est le sujet, les énergies renouvelables, et plus particulièrement l’énergie éolienne point de focalisation, générateurs de questions et de tensions qui, par extension, est qualifié de local et dans ce cas il s’agit d’une appréhension très restrictive et erronée de cet important problème.

En effet, la transition énergétique, les énergies renouvelables, les questions qu’elles posent, les tensions qu’elles génèrent n’ont en aucune façon un caractère local. Le sujet et ses manifestations sont mondiaux, européens, nationaux, régionaux, intercommunaux, mais certainement pas locaux.

Et pour s’en tenir au seul problème éolien, ce qui devrait suffire, un projet d’implantation à Saint Pardoux ou à Nontron c’est plusieurs projets dans le nontronnais, puis dans le Périgord Vert, puis sur toute la Dordogne, y compris dans des environnements « protégés » naturellement ou politiquement. C’est une logique financière et industrielle à laquelle aucun département n’a pu et ne peut échapper.

Ce Département « incontournable », protecteur omniprésent, « solidaire envers ses habitants, qui vous accompagne près de chez vous », qui « peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales » aura-t-il la force de résister à la pression tous azimuts, permanente et répétée des aménageurs ?

La première chose à faire c’est de repousser ces aménageurs le plus tôt possible, et surtout, avant que l’enquête publique ne soit lancée ! Car une fois lancée les recours seront judiciaires donc très onéreux et totalement aléatoires. C’est à dire que pour les projets encore à l’étude ou même déposés, mais pour lesquelles la mise à l’enquête n’a pas été décidée, il « suffit » que le conseil municipal « responsable » prenne une délibération d’opposition au projet.

Comment faire, le demander tout simplement aux maires concernés. Dans le nontronnais, pour le moment, cela ne concerne que deux personnes.

Rien de plus facile, le Département sait parfaitement faire ce « travail ». Je vais vous rappeler comment.

Je suis membre d’une toute petite association citoyenne qui s’intéresse au développement du territoire et à la conduite de la démocratie locale. Cette association, il y a un peu plus d’un an, avait décidé d’organiser un dîner-débat sur le développement des réseaux de communication numérique en invitant les techniciens opérant sur le département.

Quelques jours avant la tenue de cette animation nous avons reçu un courriel - même pas un courrier - signé d’une salariée diligente et zélée d’une autre association, disons sous « dominance » départementale, rédigé en ces termes
:

Bonjour,

Le Conseil départemental et Périgord Numérique sont en train de faire le tour des communautés de communes pour les tenir au courant de l’état des lieux de l’accès numérique du territoire.

En concertation avec le syndicat Périgord numérique et dans l’attente que ces réunions prioritaires aient eu lieu, la rencontre qui était prévue avec vos adhérents est reportée.

Cordialement,


Vous voyez, rien de plus simple, nous pouvons même vous proposer un modèle inspiré de cette délicate « invitation à circuler, à haut débit, évidemment ».

Cher collègue et néanmoins ami,

Le Conseil départemental a adopté à l’unanimité une motion refusant les implantations éoliennes industrielles sur son territoire.

Il y a plusieurs années déjà tu as envisagé, sans doute dans l’espoir d’améliorer les recettes de ta commune, mais peut-être un peu trop rapidement, d’accueillir un investisseur éolien.

Ayant depuis pris la mesure de tous les inconvénients, risques, oppositions, dégradations environnementales et paysagères … pour ta commune, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire, qu’entrainerait la poursuite de cette aventure, tu comprendras qu’il est devenu sage d’y renoncer. Et ceci dans l’intérêt de tous.

Aussi, je te demande, en concertation et en accord avec l’ensemble de nos conseillers départementaux, et au titre de notre longue amitié, de renoncer rapidement à ce projet en prenant au plus tôt une délibération en ce sens.

Cher ami et néanmoins collègue, nous te remercions.


Voyez comme il est simple de mettre en cohérence ses paroles et ses actes, ses convictions et ses actions.

Ainsi vous offrirez une porte de sortie honorable à deux personnes égarées, et vous libérerez des centaines d’habitants qui, depuis plusieurs années déjà, vivent dans la crainte permanente de voir leur projet de vie à jamais anéanti.

Recevez, Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller, mes salutations les plus respectueuses.


  Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron

Assemblée générale du Conseil de Développement durable du Périgord Vert.


Chers adhérents et amis du CDD,

Avez-vous prévu de venir l'Assemblée Générale du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, jeudi prochain 12 juillet 2018 à 18 h à la salle des fêtes de Bourdeilles.

Vous y êtes invité(e) parce que vous êtes adhérent(e) de notre Association, ou que vous vous intéressez aux actions qui nous mobilisent: Journées de découverte, Festival des énergies, Culture et territoire, Communes nouvelles, Envie d'entreprendre, Mobilités, Rencontres photographiques, Circuits courts, Prospective territoriale, Conférences citoyennes, etc.

Parce que nous avons pris le parti d'une totale autonomie dans nos initiatives et nos partenariats, parce qu'elle marquera les premiers pas d'une évolution historique de notre projet associatif, notre Assemblée générale 2018 ne sera pas comme les autres.

Votre participation personnelle est encore plus importante que d'habitude parce que nous avons besoin de nous serrer les coudes autour d'une volonté commune de changement.

Pour le CDD, bien cordialement, Alain Dionneau.



-Ordre du jour

 • 18h–19h : Rapport moral, rapport d’activités, rapport financier, questions / réponses et votes.
• 19h–19h30 : Débat et vote sur l’adhésion du CDD Périgord Vert à l’association Pays Périgord Vert.
• 19h30–20h : Rapport d’orientations, questions / réponses et vote.
• 20h – 20h30 : Election du Conseil d’Administration (mandats à renouveler et candidatures d’adhérents cooptés par le Bureau ou ayant au moins un an d’ancienneté dans l’association CDD
Périgord Vert). Validation de la nouvelle domiciliation du CDD Périgord Vert.


A partir de 20h30, clôture de l’Assemblée Générale par un buffet payant, gourmand et convivial, avec places assises, ouvert aux adhérents et invités du CDD Périgord Vert


-Inscription au repas (13€/pers):cdd.perigordvert@gmail.com



-Bulletin  d'adhésion à imprimer


La discrète suppression des sous-préfectures



(par Patricia Huret Champniers et Reilhac)

 Avez-vous remarqué la nouvelle appellation sur le fronton de notre sous-préfecture nontronnaise… ?




" Maison de l’État". Oh ! Quel joli nom !

Comme vous n’êtes pas de ceux qui, très naïfs, croient qu’un changement de nom est anodin, motivé par un choix esthétique, allons voir de plus près !

Un projet qui date :

En 2012, la Cour des comptes s’inquiète d’un coût des sous-préfectures estimé à 250 millions d’euros par an et d’implantations « souvent disproportionnées, inadaptées et coûteuses ». Elle demande régulièrement à l'Etat d’adapter la présence de l'Etat à l'heure du numérique. Les sous-préfectures perdent un cinquième de leurs effectifs en dix ans.
La refonte de la carte des 240 sous-préfectures faisait partie des projets de Manuel Valls lorsqu’il était ministre de l’Intérieur (2012/2014). « Il y a des sous-préfectures qui ne sont pas utiles », « Je n’ai jamais caché qu’il nous faudrait fermer des sous-préfectures » affirmait-il déjà en mars 2013.
Le projet est abandonné (reporté) face à une levée de boucliers des syndicats et des élus locaux, très attachés à leurs sous-préfectures.
Devenu Premier ministre (2014/2016), Manuel Valls enterre un rapport de 120 pages qui préconisait de fermer 47 sous-préfectures, soit une sur cinq (fermetures incluant la suppression de 660 postes).
En 2015, un nouveau rapport préconise de fermer certaines sous-préfectures et de les remplacer par des « Maisons de l’État ».
Bernard Cazeneuve, devenu ministre de l’intérieur, demande aux préfets « de réfléchir avec les élus à une nouvelle carte des services d'ici à 2017. L'idée est d'aboutir à des jumelages ou à des regroupements avec d'autres administrations sur le terrain. »

Ouverture d’une Maison de l’Etat

La suppression d’une sous-préfecture et l’ouverture de la Maison de l’État dans les  mêmes locaux que la sous-préfecture passe facilement inaperçue.
En théorie, les maisons de l’Etat (MdE) permettent un accès aux services publics d’Etat via une mutualisation des locaux et privilégie l’appui aux collectivités avec quelques guichets pour les usagers.

Mutualisation des locaux et des moyens...mais avec quels services ?

C’est très variable selon les départements.
 Par exemple, à Romorantin-Lanthenay, dans le Loir et Cher, la Maison de l’État regroupe la sous-préfecture, un Point d’accès au droit (PAD),  les services départementaux de l’Éducation nationale de la circonscription (IDEN), la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), et l’ONCF (Office national de la chasse et de la faune sauvage).

Et sur l’ensemble du territoire français :
-95% des Maisons de l’Etat accueillent une sous-préfecture, 86% une UT-DDT(M),  les services des IEN (23%)
-Les UDDRAC 32%), les défenseurs des droits (27%) et les DDPP (23%), sont aussi les services les plus impliqués dans les Maisons de l’État...mais uniquement pour y tenir des permanences.
D’autres services peuvent participer aux Maisons de l’Etat: CIO, ONF, Centre des finances publiques, SPIP, PJJ, Point d’accès au droit, UD-DIRECCTE, UD-DREAL, Douanes, Pôle emploi, mission locale, CPAM, CAF, UDAF, ...
(http://www.fo-prefectures.com/documents/1766-1-pdf-maisons-de-l-etat.html)

Ce qu’on peut lire sur le site du Ministère de l’Intérieur (3 mai 2016)

https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Nos-infographies/Administration-territoriale-services-aux-usagers/Les-maisons-de-l-Etat#fermer
« Créées dans le cadre de la loi NOTRe, les Maisons de l’État permettent une rationalisation et une meilleure visibilité de la présence de l’État dans des territoires ruraux, urbains ou périurbains, reposant sur le principe de mutualisation des locaux et de certaines fonctions support.
Toutes dans le même esprit mais pas sur le même modèle, c'est l'analyse des besoins et des attentes des usagers locaux qui permet au préfet du département de déterminer la meilleure configuration.
Les maisons de l’État sont généralement créées dans les locaux des sous-préfectures, le maillage par arrondissements permettant une proximité plus étroite avec les usagers. Elle représente une véritable avancée pour ces derniers qui trouvent différents services de l’État au même endroit et bénéficient généralement d'un accès facilité à Internet, leur permettant ainsi d'effectuer bon nombre de démarches avec un gain de temps certain. »

Inauguration de la Maison de l’État à Nontron.

  Photo Jacques Hesault  (Sud Ouest)

Le 11 avril 2018, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète de la Dordogne, a coupé le ruban avant de présenter les missions de la Maison de l’État à Nontron. Elle a évoqué l’action publique 2022 (?) et l’objectif de « se recentrer sur les missions prioritaires «  ainsi que « « la mutualisation des moyens ». Concernant Nontron, elle a précisé que le regroupement des services de l’État concerne la DDT, un Point d’accès au droit (PAD) sur rendez-vous, un espace numérique ainsi qu’un « élargissement des possibilités grâce à la visio-conférence ».
Retrouvez son discours sur :
https://www.youtube.com/watch?v=3eMnuvQUKjw&t=406s

 Au total, 17 personnes travaillent dans la Maison de l’État nontronnaise.
Elle est ouverte au public du lundi au vendredi, de 9 à 12 heures (avec possibilité de rendez-vous l’après-midi).
Pour mémoire, la sous-préfecture de Nontron était ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h.

Galères pour l’usager.

Bien entendu, la diminution des horaires est liée à la diminution des services rendus aux citoyens.
 Par exemple, les demandes de carte grise se font désormais par internet. Pas toujours simple. Surtout si vous n’avez pas une bonne connexion.
Depuis novembre 2017, les démarches pour obtenir la carte grise de votre véhicule ou pour la délivrance de votre permis de conduire se font uniquement en ligne sur un site spécialisé. Les services proposés avant en préfecture ou en sous-préfecture n’existent plus.
De nombreux bugs informatiques ont retardé la délivrance des documents à l’usager, quelquefois dans des conditions ubuesques.
Cela a donné des idées à certains sites frauduleux. Ainsi peut-on lire cette mise en garde sur le site de la mairie de Nontron : « Toutefois, les consommateurs doivent donc rester vigilants face à certains sites commerciaux qui font tout pour tromper le consommateur et prendre l'apparence d'un site officiel (copie du design des sites officiels, usage du drapeau bleu-blanc-rouge, référence à des ministères, arrivée en tête des moteurs de recherche). »( * )

Comment cela se passe-t-il ailleurs ?

C’est très variable là aussi !
En Dordogne, une 2ème Maison de l’État devrait ouvrir cet été à Sarlat.
En Haute-Vienne, il n’y a plus qu’un sous-préfet pour 2 arrondissements : Rochechouart (37 878 habitants) et Bellac (39 532 habitants).

Mais, dans son discours inaugural, Madame la Préfète nous a assurés que notre sous-préfet, Monsieur Frédéric Roussel « était tout à nous »…

Pour combien de temps ?


( * ) Si vous avez fait récemment des démarches pour obtenir un document, n’hésitez pas à nous envoyer votre témoignage

Assemblée générale du Conseil de Développement durable du Périgord Vert.





Chers adhérents et amis du CDD,

Avez-vous prévu de venir l'Assemblée Générale du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert, jeudi prochain 12 juillet 2018 à 18 h à la salle des fêtes de Bourdeilles.

Vous y êtes invité(e) parce que vous êtes adhérent(e) de notre Association, ou que vous vous intéressez aux actions qui nous mobilisent: Journées de découverte, Festival des énergies, Culture et territoire, Communes nouvelles, Envie d'entreprendre, Mobilités, Rencontres photographiques, Circuits courts, Prospective territoriale, Conférences citoyennes, etc.

Parce que nous avons pris le parti d'une totale autonomie dans nos initiatives et nos partenariats, parce qu'elle marquera les premiers pas d'une évolution historique de notre projet associatif, notre Assemblée générale 2018 ne sera pas comme les autres.

Votre participation personnelle est encore plus importante que d'habitude parce que nous avons besoin de nous serrer les coudes autour d'une volonté commune de changement.

Pour le CDD, bien cordialement, Alain Dionneau.



-Ordre du jour

 • 18h–19h : Rapport moral, rapport d’activités, rapport financier, questions / réponses et votes.
• 19h–19h30 : Débat et vote sur l’adhésion du CDD Périgord Vert à l’association Pays Périgord Vert.
• 19h30–20h : Rapport d’orientations, questions / réponses et vote.
• 20h – 20h30 : Election du Conseil d’Administration (mandats à renouveler et candidatures d’adhérents cooptés par le Bureau ou ayant au moins un an d’ancienneté dans l’association CDD
Périgord Vert). Validation de la nouvelle domiciliation du CDD Périgord Vert.


A partir de 20h30, clôture de l’Assemblée Générale par un buffet payant, gourmand et convivial, avec places assises, ouvert aux adhérents et invités du CDD Périgord Vert


-Inscription au repas (13€/pers):cdd.perigordvert@gmail.com



-Bulletin  d'adhésion à imprimer

P.U.L.L pour Projet Utile Laïc et Local et Vert en rappel à Périgord Vert.

(06/07/18)  Projet de création d’un café associatif à St Estèphe

L’association PULL au Vert est née !



Cette association est née dans le but de créer un café associatif (lieu de partage, de convivialité) à St Estèphe (24).
Nous sommes 14 membres fondateurs. Nous avons rencontré le Conseil municipal de St Estèphe qui a fait une demande de subventions afin de faire des travaux d'isolation et de chauffage dans le bar-restaurant près de la salle des associations de St Estèphe (en face du cimetière).
Si les subventions arrivent et si les travaux se déroulent comme prévus, les locaux seront prêts fin 2018.

Un pique-nique partagé ainsi qu’une après-midi festive (jeux/animations/concerts) est prévue le Dimanche 16 septembre 2018 si le temps le permet devant le futur local du café.

En attendant, afin de faire connaître notre projet nous participerons au vide-greniers organisé par le Comité des fêtes qui a lieu le :
Dimanche 8 juillet 2018 à St Estèphe (au stade)
N’hésitez pas à venir faire un tour au vide-greniers et passer à notre emplacement pour nous rencontrer !

vendredi 29 juin 2018

Ordre du jour du Conseil communautaire 5 juil 2018

Prochain conseil communautaire le jeudi 5 juillet à 18 h 30 à la salle des fêtes de Champs Romain.


samedi 16 juin 2018

L'élu, le jardin et la bibliothèque


Chronique d'une démolition : Première Saison , la triste fin d'un beau jardin .

        Il était une fois... Il n'y a pas si longtemps, dans la rue principale de Nontron, une très belle cour avec ses deux piliers , son portail en fer forgé et son petit jardin accueillait ceux qui passaient par là avant d'entrer dans le bâtiment .(1)

 L'ancienne Ecole Professionnelle de Nontron était devenue une annexe du Collège, les classes et ateliers se trouvaient derrière . Ne cherchez pas : de cet ensemble il ne reste que la Bibliothèque, la Maison des Livres, lieu plein d'Histoires et de Rêves....
        Quant au reste ? Que peuvent de vieilles pierres lorsque l'Elu inspiré par une rénovation moderne et goudronnante annonça son projet : « Nous allons faire un beau parking ! » Ainsi fut dit, ainsi fut fait, et l'Ecole fut rasée, place aux voitures .
         Et cette jolie petite cour qu'est-elle devenue ? Dans une petite ville les lieux de Culture tiennent à peu de choses . Un mercanti vint jérémier qu'on refaisait les trottoirs et qu'il ne pouvait plus garer son véhicule, là, devant Son magasin . L'Edile reçut sa plainte .
         Que peut un petit jardin contre la furie parkingesque ? La petite cour qui devrait aujourd'hui inviter à la lecture et à la rêverie fut elle aussi livrée au bulldozer et au goudron . Pour 1 2 3 4 5 6 7 8 places de parking : pour caser huit véhicules tout fut détruit .
                    Si le progrès consiste à améliorer le cadre de vie des citoyens
                    le dégrader  est forcément une régression .
         Ne resta plus qu'un petit bout de terre ou furent plantés de sympathiques végétaux, offrant fleurs et verdure . Ils ne s'en sortaient pas mal, surtout la belle Azalée .


                                       Deuxième saison :, la fin des arbustes .


        Cet îlot de verdure déplut, quelqu'élu en prit ombrage . Il y avait là... quelque chose de trop, trop de rêve, trop de liberté, un petit ferment d'anarchie . Sait-on jamais, peut-être soupçonna-t-on ce bout de terre rescapé du désastre initial, de vouloir repartir à l'assaut du goudron ? Bref, il fallait faire du radical, on le fit . Tabula rasa, on effaça les traces, on arracha on maçonna et l'on vit sortir de terre deux grandes jardinières où furent  disposées quelques plantes .
        Les unes, se le tenant pour dit, se firent discrètes pur se faire oublier .
        Les autres, ricanates, s'éparpillèrent croyant jouer les herbes folles .



   Hélas, ce n'était pas fini !

                                  Troisième saison : on achève bien les rosiers .


      Derrière la Bibliothèque – on aurait pu faire plus gai et plus luxuriant- une pelouse et deux rectangles de rosiers entourés de buis . Ce modeste jardin à la française était bien agréable dès le mois de Mai, lorsque les roses s'éveillaient . On allait à la Bibliothèque en attendant le moment où les rosiers allaient jouer leur petite partition pendant le mois des rosiers . Las ! Ce fut le coup de grâce ! Plus de rosiers : ne reste qu'une terre décharnée, on dirait une tombe fraîchement creusée . (2)
     Une rose peut apprivoiser un Petit Prince, mais que peut-elle contre un Elu acharné à sa perte ?



                     Le mois de juin, c'est le mois des jardins .
      Un sinistre pressentiment me saisit tout à coup : ça ne s'arrêtera pas là, ils vont continuer . Tant de petits lieux plantés et fleuris qui tiennent leur place depuis longtemps, que vont-ils devenir si nous ne sommes plus capables de veiller sur eux ? La brigade des éradicateurs de jardins va-t-elle continuer à sévir ? Allons-nous avoir une saison 4,5,6....
      Ceci n'est pas anodin . Avec le patrimoine bâti, les squares et les jardins racontent leur petite histoire, celle d'un espace public aménagé pour le plaisir de la promenade, de la détente, de l'évasion, des lieux ouverts à tous pour se poser ou se reposer, un espace de liberté et de poésie où nous allons à notre tour sur les pas de ceux qui nous les ont imaginés et réalisés . Il faut les préserver pour que chacun puisse continuer à raconter sa petite histoire dans l'Histoire de sa ville .

        La où le sol s'est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage,
        les imaginations s'éteignent, les esprits s'appauvrissent, la routine
        et la servilité s'emparent des âmes et les disposent à la torpeur et
        à la mort . Elysée Reclus .


(1) Impossible de trouver une photo de cette cour, détruite en 1990 . Sur la carte postale on aperçoit les piliers et les grilles .
(2) De gentilles fleurettes et quelques légumes sont depuis venus prendre la place des rosiers . Décidément l'hiver ne sera pas gai .

Ils ont tracé les petits chemins où s'invitent les roses :
Jacques Dutronc, avec son « Petit Jardin »
Le Petit Prince de Saint Exupéry
Elysée Reclus avec son « Histoire d'un Ruisseau »
Eric Rohmer, cinéaste : » L'Arbre, le Maire et la Médiathèque »
Gilles Clément, le Jardinier Planétaire, amoureux des herbes folles
Et tout ceux qui seraient prêt à soulever le goudron pour remettre les petits jardins à la place des parkings : sous le goudron, il y a toujours de la terre .

Nicole Cazenave . Juin 2018  



Nicole Cazenave . Juin 2018

Tourisme: taxe de séjour



Dans sa réunion du 4 juin, le conseil communautaire a fixé le montant de la taxe de séjour journalière pour l’année 2019.
Toutes les personnes qui séjournent sur le territoire doivent s’acquitter de celle-ci : en hôtel, en camping, en gîte, en chambre d’hôtes. Les sommes récoltées doivent servir à l’organisation, à l’accueil et la promotion du tourisme local. Rappelons que tous les hébergeurs (à titre payant) sont chargés de récupérer cette taxe auprès de leurs hébergés et de la reverser à la Com com.
Selon la catégorie de l'hébergement, la taxe varie de 0,20€ à 3,00€/jour/personne.




 Concernant la dernière ligne du tableau: L'article 44 de la LFR 2017 fixe un nouveau mode de taxation. A compter de 2019, les hébergements en attente de classement ou sans classement se verront appliquer un tarif par personne et par nuitée compris entre 1 % et 5 % du coût par personne de la nuitée.La Com com a donc décidé de fixer le taux à 1%.

Quelques questions restent posées:
-Le recensement des hébergements à titre payant se fait au niveau des communes….. ou bien va-t-il devenir communautaire ?
-Comment solliciter les hébergeurs étrangers accueillant des hôtes étrangers payant leurs prestations hors de France ?
-Comment est utilisé concrètement l’argent collecté ?
Rappelons que cette taxe existait précédemment sur une partie des communes anciennement « Périgord Vert Nontronnais » et qu’elle a été instituée en 2017 sur la partie anciennement « Haut Périgord ».

Le conseil communautaire a décidé d’accorder une subvention à l’Association Office de Tourisme Intercommunal de seulement 3 000 euros sur demande initiale de 5 000€, car "la communauté de communes prendra à sa charge le financement d’un guide touristique en 2018" a précisé Pascal Méchineau.

Remarque : aujourd’hui, les acteurs touristiques ne connaissent toujours pas les conditions de participation à cette association d’intérêt général en matière de tourisme (la loi oblige pourtant aujourd’hui une représentation des acteurs touristiques !) Quelle convention pourtant annoncée fin 2017 lie la Communauté de communes et l’Association alors que 6 mois se sont déjà écoulés ?

Patricia Huret Champniers et Reilhac



Commentaire

La taxe de séjour a été instaurée en 2014 par la communauté de communes du Périgord Vert Nontronnais. Pour rappel: Cette communauté de communes était le résultat de la fusion de la communauté de communes du Périgord Vert (siège Saint-Pardoux-la-Rivière) et la communauté de communes du Périgord Nontronnais (siège Nontron, ancienne version) (source Wikipédia - jusque là je n’avais pas réalisé qu’on est revenu à l’ancien nom). Cette dernière n’avait pas de taxe de séjour avant 2014.
Donc, la première année j’ai fait payer les vacanciers. Certains ont payé en espèces, puis j’ai fait un chèque global et d’autres par chèques. La communauté de communes m’a envoyé une lettre demandant un seul chèque en fin de saison. S’il fallait encaisser tous les chèques des vacanciers, cela faisait trop de travail! Depuis je prends en charge la taxe de séjour et la déduit dans mes charges, sinon c’est moi qui ai trop de travail.
Pour 2018, je n’ai pas encore reçu le tarif de la taxe. Comme le tourisme n’est plus géré par la communauté de communes, je ne sais pas s’il faudra toujours faire un chèque au trésor public. Mais visiblement l’administration pense que l’association du tourisme enverra les informations aux hébergeurs. Pour 2019, c’est encore moins clair si l’hébergement n’est pas classé.
Partout en France de la Charente au Finistère les touristes font un chèque au nom du trésor public à l’hébergeur.
Je crois qu’au niveau national on veut inciter (obliger?) tous les hébergeurs de faire classer leur établissement. Curieusement, ce classement ne semble pas intéresser la clientèle qui réserve via des portails sur internet. Personne ne m’a jamais demandé le classement de mon gite. Les gens veulent voir un maximum de photos sur les sites et ne semblent pas faire confiance au classement officiel. (Qui est un peu douteux, j’ai déjà dormi dans des hôtels 4 étoiles dont les draps étaient plein de trous!)


Sigrun Strunk, Javerlhac


samedi 9 juin 2018

Energies renouvelables adaptées à notre territoire.

Le Conseil de Développement Durable du Périgord Vert a le plaisir de vous inviter à une nouvelle JOURNÉE DE DÉCOUVERTE LE 22 JUIN consacrée aux ÉNERGIES RENOUVELABLES EN ACTION.


Vous trouverez dans le document ci-joint tous les détails de cette journée programmée dans le cadre de la préparation de la seconde édition du Festival des Énergies, conjointement par le CDD du Périgord Vert et la Communauté de communes du Pays Ribéracois. Elle vous propose la visite d’installations remarquables présentées par les acteurs engagés et passionnés qui les ont fait naître.


Vous trouverez également sur ce document toutes les informations pratiques utiles à votre inscription à nous transmettre avant le 20 juin.


Dans l’attente de nous rencontrer à l’occasion de cette journée originale et conviviale, recevez nos plus cordiales salutations.


Bruno Déroulède, Président du CDD Périgord Vert.


Programme et fiche d'inscription


Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil Départemental de Dordogne



Monsieur le Président,
Votre engagement pour la protection de l’environnement est bien connu et nous ne pouvons que vous en être reconnaissants.
« Pour un territoire préservé Mondialement réputé pour sa qualité de vie, le Périgord se veut aussi être fortement engagé dans le domaine de la protection de l’environnement. Cet enjeu est crucial pour la planète et l’humanité. Fort de son patrimoine bâti par l’Homme, le Périgord est également riche de ses paysages, de ses rivières, de sa nature. Cette nature est un atout que nous devons préserver aujourd’hui et pour les générations futures. Cet engagement, le Département l’a traduit en acte depuis de nombreuses années, avec notamment un entretien raisonné du réseau routier. Nous l’avons poursuivi avec la Charte Zéro Pesticide qui a conduit de nombreuses communes à s’engager fortement dans cette démarche. Poursuivons dans cette voie, la seule qui nous permettra d’offrir à nos enfants un territoire préservé. »

Comment ATTEINDRE L’OBJECTIF 0 pesticide ?
« Pour renoncer progressivement à l’usage des pesticides, plusieurs solutions sont envisageables. La Charte zéro pesticide départementale privilégie la mise en œuvre de méthodes préventives, l’acceptation de la végétation spontanée, la formation des agents à ces nouvelles techniques et enfin la communication auprès de la population. » (1)


Le département s’est fortement engagé auprès des collectivités signataires en proposant notamment une assistance technique et des journées de formation à l’attention des personnels municipaux et en mettant à disposition des outils de communication spécifiques.

Enfin, le département intervient financièrement …
A ce titre, ainsi que l’atteste la photo jointe à ce courrier, le conseil départemental a subventionné une opération « Zéro Phyto » à Chantres, « petit hameau de caractère » situé sur la commune de « Milhac de Nontron ».


Très bien, sauf que cette opération présente deux travers rédhibitoires :
-la placette qui a fait l’objet d’un réaménagement lourd d’inspiration urbaine n’a sans doute jamais connu d’entretien chimique, d’ailleurs personne n’aurait eu cette curieuse idée, et les riverains s’y seraient fermement opposés,

-cette placette précède et dévoile une petite chapelle datée du 12ème siècle, qui, bien que non protégée, et a fortiori, impose prudence et intelligence avant toute action dans son environnement proche.

Le résultat de cette malheureuse initiative est donc particulièrement réussi puisque des crédits ont été inutilement engagées pour dénaturer un site, sinon remarquable, mais particulièrement précieux.
Il est donc fort dommageable que la collectivité départementale se trouve malencontreusement associée à cette très surprenante et inconvenante aventure (2).

En « faît », c’est la chapelle elle-même qui aurait eu besoin d’être confortée, son faîtage notamment, donnant quelques signes de lassitude. Tout ceci est vraiment très regrettable, alors qu’il eut suffi de lever les yeux … et de réfléchir un peu.

« Notre patrimoine n’est pas réductible à Versailles, au Louvre, au Mont-Saint-Michel, à la basilique de Vézelay, ou au palais des Papes… Il est l’ensemble des biens que nous allons léguer aux générations futures, nos paysages, nos maisons, le dessin de nos villes, les bancs sur lesquels nos enfants iront s’asseoir, les rues dans lesquelles ils se promèneront, les places où ils se rencontreront. (…)
Il est temps que le respect de la beauté passée se double d’une exigence de la beauté à venir.
 Le « patrimoine » ne doit pas être seulement le mot sacré représentant d’un temps vertueux et révolu. Le soin consacré à certains espaces et monuments bien définis doit s’appliquer aussi à tout ce qui fait notre quotidien, le patrimoine de demain… »
(3)


Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus respectueuses.



                                Jean Claude FRASNETTI
                                Chantres
                                Milhac de Nontron


(1) Extrait du « Dossier de presse 0 pesticides 2016 2 »
(2) Voir en pièce jointe le billet publié à ce sujet sur le blog
www.citoyenspaysnontronnais.info
(3) Ouvrons les yeux – La nouvelle bataille du patrimoine de Jack Lang

vendredi 1 juin 2018

Alternatiba à Augignac: Appel aux initiatives

 
Si vous souhaitez participer, tenir un stand pour présenter votre structure ou proposer une animation pour faire vivre cette soirée, contacter:
alternatiba.pnrpl@gmail.com

Ordre du jour du Conseil Communautaire du 4 juin 2018


 

vendredi 25 mai 2018

En attendant la voie verte V92

( par Sigrund Strunk- Javerlhac)


Quand j'ai lu l'article « Flow vélo, coule petit vélo » sur ce blog, je me suis demandée ce que cela pouvait bien être. Une bicyclette qui a coulé ? Si oui, pourquoi et comment ?
Bien que l'auteur affirme que le mot flow vélo existe et qu'il est protégé par le droit d'auteur, je ne l'ai pas cru. J'ai donc vérifié sur internet.
Effectivement, ce n'est pas une mauvaise blague. Mais quelque chose qui coûte cher au contribuable, sans rien lui apporter, sauf des panneaux indicateurs, qui ont fleuri depuis quelques jours. On y voit bien un logo. Prix des panneaux 16.000 € pour la communauté de communes (Délibération N°CC-DEL-2018-008). Cela s'appelle une valorisation touristique.

Le projet
La vélo-route 92 fait 290 km de Thiviers à l'Ile d'Aix. Elle traverse 60 kilomètres en Dordogne (existant 17 km), 110 kilomètres en Charente (existant « la coulée d'oc » 21 km) et 120 kilomètres en Charente Maritime (2 tronçons, au total 40 km existent en site propre).
2010 Le schéma national des véloroutes Voies Vertes officialise l'intérêt du tracé.
2012 Le Conseil Général de la Dordogne publie l' « Etude d'une véloroute/voie verte Charente Périgord, de la coulée d'Oc en Charente à la Haute-Vienne ».
2014 réunion voie verte au mois de février, l'élu de la communauté de communes du Périgord Vert Nontronnais n'a pas reçu d'invitation (pv mars 2014, p.36), achat d'un terrain à Villejalet (Lussas-et-Nontronneau), groupement de commandes (DÉLIBÉRATION N°CC-DEL-2014-212 ), en décembre lancement d'un appel d'offres.
2015 ComCom : Demande d'une subvention pour la maîtrise d'œuvre (DELIBERATION N°CC DEL 2015-044) au mois de juin
2015 La Dordogne, la Charente et la Charente-Maritime s'associent pour faire vivre le projet de voie verte.
2016 Création du comité de pilotage.
2017 Le nom Flow vélo® est inventé. Le concept a été développé avant que les voies vertes ne soient aménagés. De nos jour le marketing est plus important que le produit qu'on veut vendre. Mais que diront les vélo-touristes en découvrant la supercherie ?
2018 Dès le mois de mars, des panneaux vélo-route commencent à fleurir au bord des routes de la communauté de communes.

La vélo-route V92 du doux nom flow-velo
Un article du journal Sud-Ouest du 14 juin 2016 affirme : « si le nom de la Flow vélo est un anglicisme « dans l’air du temps », c’est aussi pour parler aux oreilles des touristes étrangers, en particulier des Allemands et Néerlandais, adeptes de vélotourisme. » Comme j'ai des oreilles de touriste étranger, je peux assurer, que cela sonne ridicule.
Pire, pas prononcé à l'anglaise, on entend Flo(h), puce en allemand. Une bonne partie des Français que j'ai interrogé, étaient tellement perdus qu'ils n'ont même pas réalisé que vélo est un mot « bien de chez nous ».
Il n'y a que très peu d'articles disponibles sur la vélo-route. Presque tous (en français, anglais et allemand) reprennent le texte du communiqué de presse publié en 2017.
La présidente du comité d’itinéraire V92 est Marie-Henriette Beaugendre qui est également vice-présidente du conseil départemental de la Charente, en charge de l’Environnement et des Ressources naturelles. Dans une interview elle déclare : « La première étape est la création de l’identité de l’itinéraire. » Puis la signalisation est mise en place pour des « itinéraires provisoires avant que les aménagements définitifs en site propre sur chemins de halage ou anciennes voies ferrées soient réalisés. » https://www.departements-regions-cyclables.org/actualite/2017/02/08/veloroute-v92-de-dordogne-a-lestuaire-de-charente-entre-promotion-touristique-outil-de-mobilite/
En lisant les articles promotionnels, j'ai appris que la voie verte traverse « Une campagne chic et verdoyante » qui vous permet de pédaler « en mode slow tourisme ».
Est-ce que le journaliste à juste fait une halte dans une distillerie de cognac chic et admiré les photos de vignes ? Le tracé actuel en Dordogne n'a rien de bucolique. Au lieu de suivre, au moins approximativement l'ancienne voie ferrée qui évitent les dénivelés de terrain, les décideurs inconnus ont opté pour la difficulté.
Ma sœur, pourtant grande sportive, a trouvé que les petites routes entre Bordeaux et Javerlhac plus difficiles que prévu. Sur les cartes routières on ne voit que peu de dénivelé. Mais au final il y a beaucoup plus de côtes assez raides qu'on le croit. Résultat une lente (slow) progression.

                                                                  Saint-Martin le Pin



Avertissement pour cyclo-touriste
Si quelqu'un s'avise de suivre le fléchage pour vélos entre Javerlhac et Nontron, il constatera qu'on lui évite de voir les commerces et qu'au lieu de le faire passer sur la D75, assez facile pour un cycliste « slow » on lui fait traverser les collines de Saint-Martin-le-Pin (D94). Après Javerlhac, au début de la D94 une monté de 50 m – de 125m d'altitude à 179) sur 1,4 km, puis descente vers St-Martin-le-Pin (171m), nouvelle monté à 200m, descente jusqu'à 179m et hop, encore une colline 1,2 km jusqu'à 237 m d'altitude un peu après le lieu-dit le Four-à-Chaux. Petit trajet facile vers une vallée, avant d'attaquer la colline suivante et, après le pont sur un ruisseau, vient la dernière courte monté sur 500 m pour arrivée au point culminant à 272 m d'altitude. Enfin vient la grande descente jusque dans la vallée du Bandiat à Saint-Martial-de-Valette à 183 m d'altitude.
Plusieurs fois, j'ai fait Javerlhac-Nontron en vélo. Cela ne m'ai pas venu à l'esprit de prendre la D94. Je prends toujours la D75 le long du Bandiat qui monte presque pas – sur 10 km un dénivelé de 25 m, puis une seule monté pour arriver à la mairie de Nontron.
En venant de Saint-Martin-le-Pin, direction Javerlhac, le panneau pour cyclistes les envoie vers la gauche, direction Nontron. Le panneau routier à une flèche vers la droite indiquant « Javerlhac 2 km ». L'avantage de suivre le fléchage pour vélo : un détour d'environ 200 m et une colline supplémentaire en prime.

La promotion en Dordogne
Je n'ai rien trouvé. Uniquement la Charente-Maritime communique sur le sujet. Et l'office de tourisme d'Angoulême indique qu'il mettra l'itinéraire détaillé en ligne dès qu'il sortira !
D'après le procès verbal du conseil communautaire de janvier 2018, il existe une pétition contre le terme « flow vélo ».

Sigrun Strunk, Javerlhac

P.S. En Autriche existe un (une?) « Flowtrail Teäre Line » (je suis incapable de traduire). Il s’agit d'une descente pour vtt de 6 km en montagne.
Jusqu'en 20013, VeloFlow était une application gps pour vélo.

Alternatiba à Augignac en juin.


 par Roland Maquaire- Champniers et Reilhac

Alternatiba est une initiative citoyenne née en 2013 à Bayonne. Son but est de sensibiliser et informer les citoyens sur les problèmes de dérèglement climatique.Son slogan : « Changer le système, pas le climat ».
Dans plusieurs communes sont organisés des « Villages Alternatiba ». En 2017, à Limoges et Bergerac, le temps d’un week-end, des exposants sont venus informer sur les alternatives possibles. Par ailleurs, chaque année, un groupe de volontaires parcourt la France à vélo multiplaces pour aller, de ville en village, à la rencontre des habitants.

Halte à Augignac
Le dimanche 24 juin prochain, dans son périple de 5600 km à travers le pays (départ de Paris le 9 juin et arrivée le 6 octobre à Bayonne), la caravane fera halte pour la nuit à Augignac, la commune s’étant portée volontaire pour les accueillir. La commune d’Augignac est identifiée TEPOS -croissance verte (Territoire à Energie Positive).
A cette occasion, nous (habitants d’Augignac et des communes environnantes) sommes invités à participer à la fête qui sera organisée en fin d’après-midi pour les recevoir.

                                   Réunion de préparation à Augignac le 14 mai.


Soirée festive

Plusieurs propositions sont en phase de concrétisation (détails à venir car des contacts et demandes d’autorisations sont en cours) et toutes les bonnes idées sont les bienvenues !
-accompagnement de la caravane sur les derniers kilomètres: sortez vos vélos, le parcours sera court et simple pour favoriser une large participation en famille (itinéraire sécurisé par des volontaires : club de cyclistes ?) L’événement sera relayé par la presse qui est invitée. Plus nous serons nombreux, plus nous manifesterons notre soutien à cette initiative.
-à l’arrivée, une conférence est prévue par les organisateurs d’Alternatiba pour vous donner toutes les informations voulues.
-un marché de producteurs locaux organisé par la Sauce Paysanne sera ouvert à partir de 17 h pour permettre une restauration sur place
-un concert avec un groupe de musiciens locaux donnera le côté festif et joyeux à la soirée
-le CDD (conseil de développement durable) y tiendra un stand! Ainsi que d’autres associations (Vivre le Parc…)

Alors, notez bien la date : 24 juin !

Cet événement est organisé conjointement par le Parc naturel, les Amis du Parc, la Sauce Paysanne.

Politique touristique en Nontronnais: beaucoup d’interrogations.

(25/05/18) .

par Patricia Huret- Champniers et Reilhac

La Communauté de communes (Com com) est appelée par la région Nouvelle Aquitaine à améliorer les conditions de son accueil touristique, en application de la loi NOTT (nouvelle organisation touristique des territoires).
Pour cela, la région invite la Com com à constituer une entité touristique en se regroupant à plusieurs Com com pour construire, en partenariat, un projet à l’échelle d’un territoire.
La région mettra alors à disposition des moyens logistiques et financiers pour :
-la professionnalisation des personnels
-la définition d’une stratégie numérique
-l’évolution des missions des offices de tourisme(accueil de la clientèle, amélioration des ressources, observation locale)

Il semble, en effet, intéressant pour notre territoire de ne pas rester à la traîne et de pouvoir profiter des incitations régionales.

Quel territoire ?
Lors du Conseil communautaire du 20 mars 2018, deux propositions étaient faites :
-travailler avec les communautés de communes à l’échelle du Parc naturel Périgord Limousin
-s’intégrer dans le territoire du Grand Périgueux

Pascal Méchineau, vice président au tourisme, précisait que la commission tourisme n’avait pas pris de décision définitive.
Pascal Bourdeau, vice président du Parc, manifestait sa préférence pour un rapprochement avec le Parc naturel.
Les deux propositions faisant débat parmi les conseillers communautaires, la décision fut reportée au conseil suivant.

Alors, quelle décision ?
Au conseil communautaire du 12 avril, il fut annoncé que la com com du Périgord nontronnais travaillerait avec le Grand Périgueux. Aucune explication de ce choix n’a été donnée.
Il semblerait que le Parc naturel ait choisi de renoncer suite au désistement de plusieurs com com. Pourquoi ? Mystère !

Aussi ce choix inexpliqué laisse-t-il les acteurs du tourisme (hébergeurs, restaurateurs, prestataires de services…) dans l’expectative.
D’autant que la Com com a délégué la gestion de l’office de tourisme à une association qui semble ne pas prendre de décisions (ou, en tout cas, pas se positionner) sur les sujets de politique touristique.
18 mois de réflexion, ça commence à faire long !

Un prochain article ( après consultation des différents protagonistes) tentera d’apporter des éclaircissements à cette situation.

 Patricia Huret- Champniers et Reilhac

vendredi 18 mai 2018

Nouvelle déclinaison du Zéro et l’Infini : Le Zéro-phyto et l’Infinie connerie.

(par Jean-Claude Frasnetti- Chantres-Milhac de Nontron)


Chantres est un petit hameau situé au nord de la commune de Milhac de Nontron, en limite de la commune de Saint Pardoux la Rivière.
En son sein il protège une petite chapelle datée du 12ème siècle.

Cette chapelle, très élémentaire, qui se caractérise principalement par son équilibre naturel, s’intègre parfaitement dans son environnement discret et bocager.

Sa simplicité ne demande aucun aménagement complémentaire puisqu’elle revendique, par sa modestie, se suffire à elle-même.
En cela elle est tout à fait emblématique du Périgord Vert dont la beauté repose pour l’essentiel sur l’équilibre et la sobriété de ses paysages et la quiétude et le sentiment de plénitude qui en découlent.

Tout est beau chez elle, il n’y a rien à jeter … et surtout rien à ajouter.

Le hameau comprend une quinzaine de maisons dont une seule n’est pas occupée. Elle jouxte la chapelle. Mais elle est conservée et ses abords entretenus régulièrement. Les habitants permanents ne sont qu’une dizaine mais toutes les habitations sont visitées au moins une fois par mois. Le hameau est donc très vivant et les habitants très attachés à son atmosphère et à son environnement.

Le matin du 24 avril 2018 notre attention a été attirée par des mouvements de camions et d’engins, des poses de panneaux de restriction de circulation, l’entreposage de ciment et de sable, bref une activité très inhabituelle, brusque et non attendue.

Intrigués nous nous sommes rendus au centre du hameau où avaient débuté des travaux de réaménagement de l’espace d’accueil, et parfois de parking, situé devant la chapelle.
Réaménagement lourd, totalement opposé à celui dont nous avions coutume, et devant permettre, d’après les intervenants, de faciliter l’entretien de cet espace.

Entre riverains nous nous sommes interrogés :

    -personne n’avait été consulté,
   - personne n’avait été prévenu,
    -personne n’avait vu une quelconque affiche de démarrage et de description de chantier.

Le soir par mail nous avons contacté tous les habitants et propriétaires du hameau en adressant copie à la mairie.

Le lendemain matin, à 5 heures, le maire nous gratifiait d’un courriel, tout en nuance, avec délicatesse et élégance, en mode « démocratique dégradé » caractéristique de l’émetteur, manifestement peu ému par l’émotion déclenchée au sein du hameau.

« Bonjour à toutes et tous,

Pour celles et ceux qui voudraient connaitre la finalité des travaux engagés autour de la Chapelle.
et ceux conformément annoncés aux voeux de début d'année, je serai présent ce matin vers 9h00 sur site.

Nous réalisons ces travaux d'aménagement des surfaces pour répondre à l'avenir au mieux à l'engagement
zérophyto de notre commune, démarche qui a débuté en 2014.
les surfaces hydrocarburées vont être remplacées par de
L'espace végétalisé qui sera supérieur à ce qui l'était auparavant, puisque constaté inutilisé, et une partie minérale le plus naturelle
possible sera consacrée à la circulation piétonne, voir de stationnement.
Voir l'aménagement au calvaire du hameau.
de fait l'état périmétrique de la charmante chapelle sera plus agréable, et rehaussera la valeur du petit édifice.
à bon entendeur

bien cordialement
Pascal M »

Revenons quelques instants sur les travaux et leur motivation.
Chacun ne peut que se féliciter de la nouvelle politique départementale de suppression de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics, notamment dans les cimetières.
Au cas présent cependant, personne n’a sans doute jamais eu l’idée d’utiliser de tels produits pour l’entretien de cette placette, son entretien se limitant à quelques débroussaillages à la périphérie du lieu. Les « surfaces hydrocarburées » de la place elle-même, fortement dégradées, se satisfaisant largement d’un auto nettoyage saisonnier.
En résumé, jusqu’au 24 avril 2018, personne, hormis apparemment quelques esthètes voulant « rehausser la valeur » de la chapelle, en rehaussant sa placette, n’avait réclamé, ni même imaginé, qu’il faille de toute urgence en modifier le caractère et l’environnement.
Mais, quand on veut tuer son chien …

Cela étant soyons reconnaissants, les travaux réalisés sont beaucoup moins structurants que nous le redoutions en observant les très importants moyens déployés. Bien propres, bien faits, Vinci n’a qu’à bien se tenir pour la réalisation du prochain tronçon d’autoroute. Mais pour l’ «exécution » des aires de repos, notamment « verdurées », ce sera peut-être encore un peu juste.
On ne reconnaît plus rien certes mais, si ce n’est les graves fautes de goût, le pire aura été évité.
Mais il est sûr que poser une table en formica devant un buffet Louis XV cela peut en choquer certains, même beaucoup.

Mais bon, soyons indulgents, la chapelle est toujours à la même place.
Même si cette nouvelle placette, elle, n’est désespérément pas à sa place !

La vie est vraiment mal faite, quand nous voyons toutes ces villes qui dépensent des fortunes pour végétaliser jusqu’à leurs trottoirs et nous, humbles ruraux, qui gravillonnons le moindre espace où l’herbe ne demande qu’à pousser.

Fautes de goût, Carton jaune !
Travaux et dépenses inutiles, Carton rouge !
Expulsion ! Et suspension jusqu’à la décision de la commission de discipline.

Mais tout essentiel que soient la protection et la défense de notre patrimoine collectif et les choix de sa conservation et de son entretien, les méthodes d’une gouvernance démocratique ne peuvent être délibérément ignorées.

Il est en effet inadmissible qu’une intervention lourde et conséquente sur l’environnement immédiat et quotidien des citoyens se réalise, dans leur dos, sans consultation, sans concertation, sans aucune prévenance, sans le moindre respect pour les personnes qu’elles soient riveraines, proches, passantes - passées, présentes ou futures - enfin pour tout individu ayant à connaître de l’existence d’un site appartenant à tous et à personne.

Il est insupportable que la seule réponse de l’élu responsable aux légitimes interrogations, consternations et colères des habitants soit une déclaration péremptoire, pseudo-technique, moralisatrice, prétentieuse et bravache. Etre pris en défaut n’exclut pas d’être courtois, poli et de présenter des excuses. Un élu, surtout lorsqu’il s’adresse aux citoyens dont il est censé être le représentant, est appelé à rendre compte, pas à régler ses comptes.

Il est surtout impensable que de telles réalisations pouvant mettre en péril des ouvrages et leur environnement, aussi précieux et fragiles, ne fassent l’objet d’une attention particulière de la part de leur très éphémère promoteur. Cette chapelle n’est malheureusement pas protégée, et il n’y a donc pas, juridiquement, d'obligation de soumettre le projet à l'avis de l’architecte des bâtiments de France.
Mais quelle inconséquence, quelle légèreté, quelle suffisance de ne pas le faire spontanément, surtout comme nous devons malheureusement le constater, lorsque le promoteur ne semble pas être des plus compétents dans cette discipline ardue et délicate.

A l’examen de ces faits et des éléments d’appréciation recueillis, les habitants du hameau ont décidé de constituer un collectif dont le premier objectif sera de faire connaître très largement :

   - son total désaccord sur les travaux réalisés,
   - son indignation sur l’absence inexcusable de consultation et de concertation ayant présidée à l’engagement de tels travaux,
   -- ses interrogations sur les motivations réelles de ces travaux,
    son exigence d’un rétablissement rapide d’une situation en rapport avec l’état antérieur.


A bon entendeur, salut !

Cette expression qui date du XVIIe siècle est en général une menace, un avertissement plus ou moins voilé.

JCF – Chantres Milhac de Nontron


PS : Allez une dernière pour la route.

En face la chapelle de Chantres se trouve un panneau d’affichage municipal où il y a encore quelque temps étaient affichés les dates et ordres du jour des conseils municipaux. Mais avec « Internet » ces us ont disparu. Le tableau est souvent vide ou couvert au rythme des collectes de sang organisées à Saint Pardoux.
Quelques jours avant le démarrage des travaux fut annoncée par affichage pour le 25 avril 2018 une Rencontre paroissiale à la mairie de Milhac :
« Votre curé l’abbé René Mathieu vient à votre rencontre …
Présentation de la commune par le maire ou un délégué, puis échanges entre les participants.
Je me réjouis de passer un moment avec vous. »
Abbé René Mathieu

Rêvons un peu et imaginons un maire éclairé proposant à ses administrés une Rencontre municipale et terminant son invitation par « Je me réjouis de passer un moment avec vous ».
Beaucoup plus élégant et responsable que le malséant, déplacé et affligeant « A bon entendeur ».