Polémiques


(25/05/18) En attendant la voie verte V92
 par Sigrund Strunk- Javerlhac


Quand j'ai lu l'article « Flow vélo, coule petit vélo » sur ce blog, je me suis demandée ce que cela pouvait bien être. Une bicyclette qui a coulé ? Si oui, pourquoi et comment ?
Bien que l'auteur affirme que le mot flow vélo existe et qu'il est protégé par le droit d'auteur, je ne l'ai pas cru. J'ai donc vérifié sur internet.
Effectivement, ce n'est pas une mauvaise blague. Mais quelque chose qui coûte cher au contribuable, sans rien lui apporter, sauf des panneaux indicateurs, qui ont fleuri depuis quelques jours. On y voit bien un logo. Prix des panneaux 16.000 € pour la communauté de communes (Délibération N°CC-DEL-2018-008). Cela s'appelle une valorisation touristique.

Le projet
La vélo-route 92 fait 290 km de Thiviers à l'Ile d'Aix. Elle traverse 60 kilomètres en Dordogne (existant 17 km), 110 kilomètres en Charente (existant « la coulée d'oc » 21 km) et 120 kilomètres en Charente Maritime (2 tronçons, au total 40 km existent en site propre).
2010 Le schéma national des véloroutes Voies Vertes officialise l'intérêt du tracé.
2012 Le Conseil Général de la Dordogne publie l' « Etude d'une véloroute/voie verte Charente Périgord, de la coulée d'Oc en Charente à la Haute-Vienne ».
2014 réunion voie verte au mois de février, l'élu de la communauté de communes du Périgord Vert Nontronnais n'a pas reçu d'invitation (pv mars 2014, p.36), achat d'un terrain à Villejalet (Lussas-et-Nontronneau), groupement de commandes (DÉLIBÉRATION N°CC-DEL-2014-212 ), en décembre lancement d'un appel d'offres.
2015 ComCom : Demande d'une subvention pour la maîtrise d'œuvre (DELIBERATION N°CC DEL 2015-044) au mois de juin
2015 La Dordogne, la Charente et la Charente-Maritime s'associent pour faire vivre le projet de voie verte.
2016 Création du comité de pilotage.
2017 Le nom Flow vélo® est inventé. Le concept a été développé avant que les voies vertes ne soient aménagés. De nos jour le marketing est plus important que le produit qu'on veut vendre. Mais que diront les vélo-touristes en découvrant la supercherie ?
2018 Dès le mois de mars, des panneaux vélo-route commencent à fleurir au bord des routes de la communauté de communes.

La vélo-route V92 du doux nom flow-velo
Un article du journal Sud-Ouest du 14 juin 2016 affirme : « si le nom de la Flow vélo est un anglicisme « dans l’air du temps », c’est aussi pour parler aux oreilles des touristes étrangers, en particulier des Allemands et Néerlandais, adeptes de vélotourisme. » Comme j'ai des oreilles de touriste étranger, je peux assurer, que cela sonne ridicule.
Pire, pas prononcé à l'anglaise, on entend Flo(h), puce en allemand. Une bonne partie des Français que j'ai interrogé, étaient tellement perdus qu'ils n'ont même pas réalisé que vélo est un mot « bien de chez nous ».
Il n'y a que très peu d'articles disponibles sur la vélo-route. Presque tous (en français, anglais et allemand) reprennent le texte du communiqué de presse publié en 2017.

La présidente du comité d’itinéraire V92 est Marie-Henriette Beaugendre qui est également vice-présidente du conseil départemental de la Charente, en charge de l’Environnement et des Ressources naturelles. Dans une interview elle déclare : « La première étape est la création de l’identité de l’itinéraire. » Puis la signalisation est mise en place pour des « itinéraires provisoires avant que les aménagements définitifs en site propre sur chemins de halage ou anciennes voies ferrées soient réalisés. » https://www.departements-regions-cyclables.org/actualite/2017/02/08/veloroute-v92-de-dordogne-a-lestuaire-de-charente-entre-promotion-touristique-outil-de-mobilite/

En lisant les articles promotionnels, j'ai appris que la voie verte traverse « Une campagne chic et verdoyante » qui vous permet de pédaler « en mode slow tourisme ».
Est-ce que le journaliste à juste fait une halte dans une distillerie de cognac chic et admiré les photos de vignes ? Le tracé actuel en Dordogne n'a rien de bucolique. Au lieu de suivre, au moins approximativement l'ancienne voie ferrée qui évitent les dénivelés de terrain, les décideurs inconnus ont opté pour la difficulté.
Ma sœur, pourtant grande sportive, a trouvé que les petites routes entre Bordeaux et Javerlhac plus difficiles que prévu. Sur les cartes routières on ne voit que peu de dénivelé. Mais au final il y a beaucoup plus de côtes assez raides qu'on le croit. Résultat une lente (slow) progression.

Saint-Martin le Pin



Avertissement pour cyclo-touriste
Si quelqu'un s'avise de suivre le fléchage pour vélos entre Javerlhac et Nontron, il constatera qu'on lui évite de voir les commerces et qu'au lieu de le faire passer sur la D75, assez facile pour un cycliste « slow » on lui fait traverser les collines de Saint-Martin-le-Pin (D94). Après Javerlhac, au début de la D94 une monté de 50 m – de 125m d'altitude à 179) sur 1,4 km, puis descente vers St-Martin-le-Pin (171m), nouvelle monté à 200m, descente jusqu'à 179m et hop, encore une colline 1,2 km jusqu'à 237 m d'altitude un peu après le lieu-dit le Four-à-Chaux. Petit trajet facile vers une vallée, avant d'attaquer la colline suivante et, après le pont sur un ruisseau, vient la dernière courte monté sur 500 m pour arrivée au point culminant à 272 m d'altitude. Enfin vient la grande descente jusque dans la vallée du Bandiat à Saint-Martial-de-Valette à 183 m d'altitude.
Plusieurs fois, j'ai fait Javerlhac-Nontron en vélo. Cela ne m'ai pas venu à l'esprit de prendre la D94. Je prends toujours la D75 le long du Bandiat qui monte presque pas – sur 10 km un dénivelé de 25 m, puis une seule monté pour arriver à la mairie de Nontron.
En venant de Saint-Martin-le-Pin, direction Javerlhac, le panneau pour cyclistes les envoie vers la gauche, direction Nontron. Le panneau routier à une flèche vers la droite indiquant « Javerlhac 2 km ». L'avantage de suivre le fléchage pour vélo : un détour d'environ 200 m et une colline supplémentaire en prime.

La promotion en Dordogne
Je n'ai rien trouvé. Uniquement la Charente-Maritime communique sur le sujet. Et l'office de tourisme d'Angoulême indique qu'il mettra l'itinéraire détaillé en ligne dès qu'il sortira !
D'après le procès verbal du conseil communautaire de janvier 2018, il existe une pétition contre le terme « flow vélo ».

Sigrun Strunk, Javerlhac

P.S. En Autriche existe un (une?) « Flowtrail Teäre Line » (je suis incapable de traduire). Il s’agit d'une descente pour vtt de 6 km en montagne.
Jusqu'en 20013, VeloFlow était une application gps pour vélo.



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(18/05/18) Nouvelle déclinaison du Zéro et l’Infini : Le Zéro-phyto et l’Infinie connerie.

(par Jean-Claude Frasnetti- Chantres-Milhac de Nontron))


Chantres est un petit hameau situé au nord de la commune de Milhac de Nontron, en limite de la commune de Saint Pardoux la Rivière.
En son sein il protège une petite chapelle datée du 12ème siècle.

Cette chapelle, très élémentaire, qui se caractérise principalement par son équilibre naturel, s’intègre parfaitement dans son environnement discret et bocager.

Sa simplicité ne demande aucun aménagement complémentaire puisqu’elle revendique, par sa modestie, se suffire à elle-même.
En cela elle est tout à fait emblématique du Périgord Vert dont la beauté repose pour l’essentiel sur l’équilibre et la sobriété de ses paysages et la quiétude et le sentiment de plénitude qui en découlent.

Tout est beau chez elle, il n’y a rien à jeter … et surtout rien à ajouter.




Le hameau comprend une quinzaine de maisons dont une seule n’est pas occupée. Elle jouxte la chapelle. Mais elle est conservée et ses abords entretenus régulièrement. Les habitants permanents ne sont qu’une dizaine mais toutes les habitations sont visitées au moins une fois par mois. Le hameau est donc très vivant et les habitants très attachés à son atmosphère et à son environnement.

Le matin du 24 avril 2018 notre attention a été attirée par des mouvements de camions et d’engins, des poses de panneaux de restriction de circulation, l’entreposage de ciment et de sable, bref une activité très inhabituelle, brusque et non attendue.

Intrigués nous nous sommes rendus au centre du hameau où avaient débuté des travaux de réaménagement de l’espace d’accueil, et parfois de parking, situé devant la chapelle.
Réaménagement lourd, totalement opposé à celui dont nous avions coutume, et devant permettre, d’après les intervenants, de faciliter l’entretien de cet espace.

Entre riverains nous nous sommes interrogés :
  • personne n’avait été consulté,
  • personne n’avait été prévenu,
  • personne n’avait vu une quelconque affiche de démarrage et de description de chantier.
Le soir par mail nous avons contacté tous les habitants et propriétaires du hameau en adressant copie à la mairie.

Le lendemain matin, à 5 heures, le maire nous gratifiait d’un courriel, tout en nuance, avec délicatesse et élégance, en mode « démocratique dégradé » caractéristique de l’émetteur, manifestement peu ému par l’émotion déclenchée au sein du hameau.

« Bonjour à toutes et tous,

Pour celles et ceux qui voudraient connaitre la finalité des travaux engagés autour de la Chapelle.
et ceux conformément annoncés aux voeux de début d'année, je serai présent ce matin vers 9h00 sur site.

Nous réalisons ces travaux d'aménagement des surfaces pour répondre à l'avenir au mieux à l'engagement
zérophyto de notre commune, démarche qui a débuté en 2014.
les surfaces hydrocarburées vont être remplacées par de
L'espace végétalisé qui sera supérieur à ce qui l'était auparavant, puisque constaté inutilisé, et une partie minérale le plus naturelle
possible sera consacrée à la circulation piétonne, voir de stationnement.
Voir l'aménagement au calvaire du hameau.
de fait l'état périmétrique de la charmante chapelle sera plus agréable, et rehaussera la valeur du petit édifice.
à bon entendeur 

bien cordialement
Pascal M »

Revenons quelques instants sur les travaux et leur motivation.
Chacun ne peut que se féliciter de la nouvelle politique départementale de suppression de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics, notamment dans les cimetières.
Au cas présent cependant, personne n’a sans doute jamais eu l’idée d’utiliser de tels produits pour l’entretien de cette placette, son entretien se limitant à quelques débroussaillages à la périphérie du lieu. Les « surfaces hydrocarburées » de la place elle-même, fortement dégradées, se satisfaisant largement d’un auto nettoyage saisonnier.
En résumé, jusqu’au 24 avril 2018, personne, hormis apparemment quelques esthètes voulant « rehausser la valeur » de la chapelle, en rehaussant sa placette, n’avait réclamé, ni même imaginé, qu’il faille de toute urgence en modifier le caractère et l’environnement.
Mais, quand on veut tuer son chien …

Cela étant soyons reconnaissants, les travaux réalisés sont beaucoup moins structurants que nous le redoutions en observant les très importants moyens déployés. Bien propres, bien faits, Vinci n’a qu’à bien se tenir pour la réalisation du prochain tronçon d’autoroute. Mais pour l’ «exécution » des aires de repos, notamment « verdurées », ce sera peut-être encore un peu juste.
On ne reconnaît plus rien certes mais, si ce n’est les graves fautes de goût, le pire aura été évité.
Mais il est sûr que poser une table en formica devant un buffet Louis XV cela peut en choquer certains, même beaucoup.

Mais bon, soyons indulgents, la chapelle est toujours à la même place.
Même si cette nouvelle placette, elle, n’est désespérément pas à sa place !

La vie est vraiment mal faite, quand nous voyons toutes ces villes qui dépensent des fortunes pour végétaliser jusqu’à leurs trottoirs et nous, humbles ruraux, qui gravillonnons le moindre espace où l’herbe ne demande qu’à pousser.

Fautes de goût, Carton jaune !
Travaux et dépenses inutiles, Carton rouge !
Expulsion ! Et suspension jusqu’à la décision de la commission de discipline.

Mais tout essentiel que soient la protection et la défense de notre patrimoine collectif et les choix de sa conservation et de son entretien, les méthodes d’une gouvernance démocratique ne peuvent être délibérément ignorées.

Il est en effet inadmissible qu’une intervention lourde et conséquente sur l’environnement immédiat et quotidien des citoyens se réalise, dans leur dos, sans consultation, sans concertation, sans aucune prévenance, sans le moindre respect pour les personnes qu’elles soient riveraines, proches, passantes - passées, présentes ou futures - enfin pour tout individu ayant à connaître de l’existence d’un site appartenant à tous et à personne.

Il est insupportable que la seule réponse de l’élu responsable aux légitimes interrogations, consternations et colères des habitants soit une déclaration péremptoire, pseudo-technique, moralisatrice, prétentieuse et bravache. Etre pris en défaut n’exclut pas d’être courtois, poli et de présenter des excuses. Un élu, surtout lorsqu’il s’adresse aux citoyens dont il est censé être le représentant, est appelé à rendre compte, pas à régler ses comptes.

Il est surtout impensable que de telles réalisations pouvant mettre en péril des ouvrages et leur environnement, aussi précieux et fragiles, ne fassent l’objet d’une attention particulière de la part de leur très éphémère promoteur. Cette chapelle n’est malheureusement pas protégée, et il n’y a donc pas, juridiquement, d'obligation de soumettre le projet à l'avis de l’architecte des bâtiments de France.
Mais quelle inconséquence, quelle légèreté, quelle suffisance de ne pas le faire spontanément, surtout comme nous devons malheureusement le constater, lorsque le promoteur ne semble pas être des plus compétents dans cette discipline ardue et délicate.

A l’examen de ces faits et des éléments d’appréciation recueillis, les habitants du hameau ont décidé de constituer un collectif dont le premier objectif sera de faire connaître très largement :

  • son total désaccord sur les travaux réalisés,
  • son indignation sur l’absence inexcusable de consultation et de concertation ayant présidée à l’engagement de tels travaux,
  • ses interrogations sur les motivations réelles de ces travaux,
  • son exigence d’un rétablissement rapide d’une situation en rapport avec l’état antérieur.

A bon entendeur, salut !
Cette expression qui date du XVIIe siècle est en général une menace, un avertissement plus ou moins voilé.

JCF – Chantres Milhac de Nontron


PS : Allez une dernière pour la route.

En face la chapelle de Chantres se trouve un panneau d’affichage municipal où il y a encore quelque temps étaient affichés les dates et ordres du jour des conseils municipaux. Mais avec « Internet » ces us ont disparu. Le tableau est souvent vide ou couvert au rythme des collectes de sang organisées à Saint Pardoux.
Quelques jours avant le démarrage des travaux fut annoncée par affichage pour le 25 avril 2018 une Rencontre paroissiale à la mairie de Milhac :

« Votre curé l’abbé René Mathieu vient à votre rencontre …
Présentation de la commune par le maire ou un délégué, puis échanges entre les participants.
Je me réjouis de passer un moment avec vous. »
Abbé René Mathieu

Rêvons un peu et imaginons un maire éclairé proposant à ses administrés une Rencontre municipale et terminant son invitation par « Je me réjouis de passer un moment avec vous ».
Beaucoup plus élégant et responsable que le malséant, déplacé et affligeant « A bon entendeur ».




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(23/04/18)  Quand les éoliennes montent au ciel, les apôtres essaient de reposer les pieds sur terre.
Saint Front de Pardoux,
A l’Hôtel de France, le 1er avril 2018


-          Tu connais pas la dernière ?
-          Non, mais tu vas me la raconter.

-          Vauriac, le grand chef éolien « Nuage blanc qui tourne » vient de s’apercevoir que les machines d’Abo Wind allait faire 200 m de haut, et il est pas content, mais pas content du tout !
Enfin il le fait croire, car il est bien le seul à découvrir cette réalité.
Et il le fait savoir, de façon à laisser penser que ce projet pourrait même être abandonné.
-          Pas sûr, en fait il ne connaît pas très bien ce dossier. Pour lui « l’éolien », tout l’éolien, c’est Rilhac-Lastours. Comme beaucoup de maires du secteur.
Quand ils sont allés se promener en Charente ils ne se sont même pas aperçus que dans la vie réelle, les éoliennes, dès qu’elles sont installées, elles se reproduisent dans tous les sens.
Plus prolixes que les lapins, plus invasives que l’ambroisie. (Voir ici la carte du parc éolien en Nouvelle Aquitaine)

Et il y a tellement longtemps qu’il est maire … Pour lui c’est un dossier comme un autre, un permis de construire pour un abri de jardin ou l’autorisation d’utiliser la salle municipale.
Et puis quand tu écoutes les commis voyageurs de l’éolien, ils sont tellement sûr de soi qu’ils en deviennent rassurants : d’ailleurs ils s’occupent de tout !
Même du vent, quand il n’y en a pas suffisamment, ils soufflent. « Ils portent le projet » comme ils disent.

-          Oui mais il est quand même président des maires du département.
-          Peut-être mais ça c’est un truc honorifique, en échange d’un autre hochet qu’on donne à bidule, et c’est un endroit où on ne parle pas beaucoup de l’éolien.
Sur les 500 maires, il n’y en a qu’une dizaine qui veulent accueillir des gyrophares sur leur territoire, pour se faire repérer sans doute.

-          Il est aussi président de la ComCom du Périgord-Limousin, ça c’est un vrai job.
-          Oui aussi, et d’ailleurs il a beaucoup de soucis avec les nouveaux conseillers qui n’arrêtent pas de l’empêcher de faire comme il avait l’habitude.
Ils lui imposent même de voter à bulletin secret. Remarque, il devrait être content, car en matière de secret c’est un expert !
Mais là encore l’éolien ne passionne pas les conseillers, c’est un problème qu’ils préfèrent ignorer, car ignorants sur le sujet et donc persuadés que cette éventualité ne se produira pas.

-          Mais dis-donc, il est pas président du PNR aussi ? Là tu es obligé de connaître un minimum de choses.
-          Penses-tu avec la kyrielle de techniciens qui animent le Parc il peut même trouver la réponse aux questions qu’il ne se pose pas.
D’ailleurs il y avait une personne qui ne s’occupait que des éoliennes mais elle est partie.
C’était une convaincue, une fervente, une esthète de l’aérogénérateur, une émancipée du galbe de la pale. 
Sa devise : « Que la pale soit avec toi ! ».
            
Bon résumons-nous :
-          tu as devant toi un élu avec beaucoup plus de casquettes qu’il n’a de tête pour les porter toutes,
-          il est maire depuis une éternité et il connaît la spécificité et la fragilité du pays où il sévit,
-          il ne peut ignorer qu’il est au beau milieu d’un couloir majeur de migration, cela tout le monde le sait et en profite deux fois par an,
-          il sait en particulier que l’absence de vent nécessitera « économiquement » des équipements lourds et nombreux qui transformeront irréversiblement une partie très étendue du territoire,
-          et quand le promoteur dévoile une partie encore limitée de son projet il est étonné, surpris, déconcerté, qu’il faille des engins de 200 m de haut pour, peut-être, avoir un peu plus de lumière la nuit.

Et il nous fait un caprice, c’est pas ce que je vous avais commandé, et bien puisque c’est comme cela, j’en veux plus !
A quoi joue-t-il ? Et avec qui ? Et avec quoi ?
 Est-ce vraiment raisonnable une telle attitude pour un élu aussi chargé, peut-être trop, de responsabilités ?
Est-ce vraiment admissible pour un président de PNR de s’avouer si ignorant des conséquences inéluctables, et prioritairement sur les paysages, d’un projet éolien, quand plus de 10 000 machines ont déjà été installées ?


Alors que peux-tu penser de cet élu et à ton avis que doit-il faire ?
Et pour nous, est-ce vraiment acceptable de continuer à nous laisser illusionner et abuser ?


En fait tout ceci n’est qu’une petite histoire qui se raconte au bord d’un comptoir, en buvant un verre, mais malheureusement ce n’est pas une brève.
C’est une rumeur, car sur ce territoire la circulation de l’information « politique », au sens large de gestion de la cité, ne semble pas avoir dépassé ce stade :« La rumeur approche, l'écho la redit ».


Et sur ce sujet, la construction de centrales électriques faisant appel à des aérogénérateurs, installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)*, depuis maintenant près de quatre années n’ont circulé que des rumeurs, des on-dit, un nombre considérable de « fake news » pour faire moderne, des déclarations incomplètes, péremptoires, hors sujet, infantiles, et les pires, les fadaises et tromperies des promoteurs. Sans oublier des éditoriaux moralisateurs, consternants et pitoyables.
Mais aucune information officielle, claire, simple, non partisane, n’a été fournie aux habitants de toutes les communes qui pourraient être impactées par les projets en cours. Et compte tenu de la dimension de ces projets et de l’ampleur qui pourrait être donnée à leur développement, ce sont pratiquement toutes les communes qui seraient concernées.

Il serait donc opportun de profiter de cette dernière fanfaronnade pour mettre un point final à cette triste farce et qu’enfin la sérénité revienne sur nos  territoires.
Car pendant que le président du PNR essaie de nous amuser, les dossiers avancent, se remplissent de photocopies, et que les enquêtes publiques se profilent.

Et cette fois ce sera trop tard, plus personne, hormis le Préfet, n’aura la main.
Et certainement pas le président du PNR, tout président qu’il soit, tout président de la ComCom qu’il soit, tout président des maires qu’il soit, et tout maire lui-même qu’il soit.
Et l’Etat est soudainement devenu pressé, les possibilités de recours viennent d’être fortement limitées de façon à raccourcir significativement les délais.
« Les Préfectures sont des monuments en airain … un coup d’aile d’oiseau ne les entame même pas … C’est vous dire ! »
Si les pales doivent monter jusqu’à 200 mètres pour être caressées par le zéphyr, et livrer quelques kilowatts, et bien elles monteront jusqu’à 200m.

Citoyens ! A vos plumes !

Mesdames et Messieurs les élus, maires et conseillers, ils ne vous restent donc que très peu de temps pour refuser cette catastrophe.
Et une solution toute simple, un vote négatif de votre conseil municipal. A bulletin secret évidemment !

Jusqu’à présent, une seule municipalité semble avoir su prendre ses responsabilités.
Son maire est une femme, simple coïncidence.

Jean-Claude Frasnetti – Chantres-Milhac de Nontron.


ICPE : une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) est une installation exploitée ou détenue par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peut présenter des dangers ou des nuisances pour la commodité des riverains, la santé, la sécurité, la salubrité publique, l’agriculture, la protection de la nature et de l’environnement, la conservation des sites et des monuments.


Commentaire: 

Que tout le monde se préoccupe du respect de l'environnement, c'est formidable et indispensable. Concernant les éoliennes, et même les panneaux  voltaïques, il faut reconnaître que l'un comme l'autre ne sont pas esthétiques . Je fais partie d'une équipe de chercheurs et inventeurs;, nous avons des Ingénieurs qualifiés (décorés de la médaille du mérite par le préfet de la Dordogne). Un projet de production d'électricité en continu, qui supprimerait les Éoliennes, Panneaux voltaïques, et même  le Nucléaire. "Riez, riez"Il va s'en dire que ce projet très  au point  devra être accepté de la haute autorité, il risque de passer à la trappe, car ce projet va révolutionner le monde, et les gros industriels vont s'opposer farouchement pour que ce projet ne soit pas réalisé. On le comprend, ils n'hésiteront pas à tuer dans l’œuf cette technique. Qu'en penses les Périgourdins?

Cordialement,
Pascot Yves. Augignac.






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 (15/02/18)           Flow vélo, coule petit vélo !




À propos de la « Flow vélo® » 


(https://www.lacharente.com/La-Flow-Velo- nouvel-itineraire-velo  

 - Contact: Nicolas  Lemeunier, chargé de mission à Charente

Tourisme  05.45.69.04.83) ou Véloroute n°92 appelée à relier l’île 

d’Aix à Thiviers - 290 km) :



J’ai été agréablement surpris d’apprendre que le nom de la future 

« voie verte » traversant notre Périgord Vert s’appellera la « Flow 

vélo® » ¹, alors que les charentais, qui ont eu les couilles vingt ans 

avant nous (les Nontronnais) d’achever le travail dans ce domaine 

n’ont pas hésité à appeler leur portion (21 km –

Souffrignac – Le Queroy) « La coulée d’oc » il y a de cela 

bientôt deux décennies !

De même, j’ai été très enchanté d’apprendre que la municipalité de 

Nontron a récemment inauguré un terrain multisports appelé « City 

Parc » ² (Journal Sud Ouest 24 nov. 2017 :


1970.php – et https://www.nontron.fr/la-mairie/actualites/380-
 ouverture-de-l-aire-de-jeux-city-parc
où l’on se rend compte que le correspondant du journal Sud Ouest

l’appelle « City stade » alors que la municipalité l’a bien baptisé 

« City parc » !!! Tant il est vrai que les deux dénominations sont 

courantes maintenant dans l’hexagone, l’une (City Parc) venant 

de « City Park »…. directement des States, l’autre « City stade » 

venant… de chez nous, on en est proud* ! 

(À Mornac en Charente, il y en a un : c’est toujours un terrain 

multisports !)


 
En continuant ainsi dans notre avilissement à la culture anglo-

saxonne sans nous en rendre compte, en employant des mots ou 

expressions dont on ne connaît parfois même pas la signification, il 

ne faudra pas s’étonner de perdre un jour notre IDENTITɳ….

Je m’en fous, je sais ce que veut dire « Flow vélo® », je me 

ferai sodomiser culturellement en sachant d’où ça vient, 

mais nos enfants et petits enfants le subiront en pensant que 

c’est naturel, que « Ça a toujours été »…. Mais non !!!



Le Ratinòc.


¹  Non pas que je revendique une appellation en occitan, ce ne 

serait pas forcément le propos ou la pertinence, quoi que….

 ²   Là aussi : un mot anglo-saxon accompagnant  (soutenant ?) un 

mot français : nos amis  grands bretons en rigolent !

 * « proud » et non pas « prout » c’est comme ça qu’on dit « fiers » 

en grand breton.

³ … si ce n’est déjà fait…

® Flow vélo : en quelque sorte : « la coulée à vélo » : l’agence (ou 

le cabinet : là, je tire la chasse) qui a en charge la communication 

pour cette opération a bien bris soin de déposer la marque…. 

Qu’elle (ou il : là, je re-tire la chasse) a POMPÉE sur l’appellation 

existante de nos amis charentais ! Et ils ont touché quelques 

centaines, voire quelques milliers d’euros –et vont continuer à en 

toucher- pour ce coup de maître….


 
Faites circuler, ce n’est pas une Fausse Nouvelle (« Fake News » 

en français)… bien que je me méfie de tout ce qui s’écrit « FN » !

 … il serait même trop tard, puisque la communauté de communes 

du Périgord Nontronnais a donné son accord à une attribution de 

subventions pour cette « opération » lors de son dernier conseil   

communautaire : c’est passé comme une lettre à la poste !

(« Like shooting fish in a barrel » en français de bientôt)

Patrick Ratineaud - Savignac de Nontron.